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Jasmine

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  1. Ok! Tu en as peut-être parlé sur un autre fil que j'ai zappé alors?
  2. (Hors sujet au passage: Tiens, je voulais corriger "hypo, hyper, puis hypo réactionnelle", et je m'aperçois qu'on ne peut pas éditer son message)
  3. Ah oui ? Je ne savais pas ! Enfin, pas précisément quoi. C'est vrai, il faut le dire davantage, car même dans le discours de plein de médecins, à les entendre, il y a une implacable causalité mauvaise hygiène de vie ==> diabète "gras".
  4. Ce matin, en écoutant la radio, j'ai entendu ça: "on commence à déclarer de moins en moins de cas de diabète de type 2 en France". https://www.europe1.fr/sante/diabete-le-nombre-de-nouveaux-cas-commence-a-baisser-en-france-3920261 J'aurais dû m'en réjouir! Bah même pas. Je me suis sentie blessée en écoutant la suite. La cause en serait la meilleure diffusion d'une bonne culture diététique, l'augmentation de la pratique du sport, la méfiance généralisée à l'égard de la malbouffe. Normal, le diabète de type II, on vous rappelle ce que c'est très généreusement à la radio et dans les journaux: c'est le diabète des gros, de ceux qui ont immodérément vécu jusqu'à 40 ans, il suffit donc d' "un peu de volonté" pour en retarder l'apparition, ou encore d'une politique publique bien efficace, qui martèle jour et nuit en bas de ses publicités pour des aliments nocifs, qu'il faut manger ses 5 fruits et légumes par jour et ne surtout pas oublier de bouger... C'est le diabète des gens qui l'ont bien cherché et qui en plus, coûtent une blinde à la solidarité nationale. C'est peut-être d'ailleurs un faux diabète. Un simple régime en vient à bout, comme chacun sait. Il faut bien faire pénitence, après tous ces excès. Bah j'ai vraiment la poisse alors. J'ai toujours été ronde, depuis la puberté. Mais à 20 ans, je me suis mise au sport, j'ai maigri considérablement jusqu'à perdre presque tout mon surpoids, et surtout, j'ai complètement modifié mon régime de vie en prenant connaissance des bonnes règles diététiques. Je n'avais pas été éduquée à me nourrir de malbouffe, cela dit, simplement j'étais trop abondamment nourrie et j'étais gourmande et un peu sédentaire (beaucoup de lecture...). Mais voilà, à 28 piges, paf. Diabète. Un vrai, un incontestable, avec une HBA1C à 10%. Pas un petit machin de pré-retraite qui se traite au régime et au seul Glucophage. Et comme j'en voyais, des amis plus enrobés, plus négligents, moins soucieux de leur santé que je ne l'étais, s'étonner de mes précautions et de l'impact de chaque aliment sur mes glycémies... Quant à mon papa, il a toute sa vie été maigre, hyperactif et biberonné aux fruits et légumes. Paf, diabète à 40 ans. Bien entendu, on n'établit pas de généralités sur la base de quelques exemples. Mais Dieu que ça fait mal d'entendre systématiquement "diabète de type II, vous savez, le diabète GRAS". Honnêtement je deviens à moitié folle quand j'entends ça. Il y a plus de 20 ans que je m'évertue à m'alimenter sainement et que je pratique une activité physique importante. Et pourtant. Cela n'a certes pas retardé l'apparition de ce diabète si précoce (pour un type 2 justement...), même s'il est évident que cela a contribué à mon équilibre général. Mais voilà, c'est comme pour les gros. Ce discours ambiant qui veut que l'on soit responsable de son diabète comme de son surpoids, me pèse abominablement. Evidemment, je ne me plains pas, j'ai bien conscience que souffrir d'un diabète de type I très tôt dans sa vie est quelque chose de bien plus fatigant et contraignant. Mais j'ai l'impression d'être une diabétique de seconde zone, qui paie cher ses excès. Et c'est ainsi que tout le monde désigne ces plaies que sont l'obésité, le diabète, etc.: les conséquences d'une vie d'excès ou d'ignorance. Sans jamais prendre la mesure de ce que ces affections ont aussi d'héréditaire et de résistant à notre volonté toute-puissante. Peut-être faudrait-il parfois que des médecins allègent notre fardeau en expliquant publiquement que la volonté ne peut pas tout et que malgré l'hygiénisme ambiant, notre volonté et notre régime de vie ne sont pas tout-puissants. En tout cas, cette perception sociale de ce qu'est le diabète de type II n'aide pas à mieux le vivre psychologiquement, je trouve. Et bien qu'étant totalement incompétente en médecine, je me demande aussi si elle aide vraiment à mieux le comprendre comme phénomène entier, qui ne peut se résumer que par des causes environnementales...
  5. Ah je comprends tellement cette angoisse du rdv diabéto... et la culpabilité d'avoir lâché l'affaire, d'avoir tout envoyé bouler... Je te souhaite bien du courage, mais comme Pounine, j'ai envie de te dire qu'à 6.8 tu n'étais qu'à un cheveu. Prends le temps de te remettre, fais-toi du bien, et quand tu te sens sur pattes, remets-ça, car tu étais hyper proche, il faut que tu y croies. Courage en tout cas...
  6. Merci pour vos réponses @Marquise: eh bien ce que tu décris me semble à la fois libérateur et énorme. Libérateur, car comme le disent ici les filles, cette hyper-médicalisation est étouffante et terriblement angoissante. Le pire, c'est qu'elle est aussi addictive. On y devient complètement dépendant, on ne se fait plus confiance, on ne jure que par des chiffres, et parfois, le comble, c'est qu'on crée ses problèmes pour coller à ces chiffres!!! Nombre de fois, j'ai eu des glycémies post-prandiales correctes, à peine trop hautes. Mais angoissée à l'idée de ne pas être dans la norme des objectifs de grossesse, j'ai commis l'erreur de me refaire une injection (pauvre de moi... ne pas se moquer svp, c'est quand j'étais encore bébé, au début du premier trimestre de cette grossesse ^^). Causant ainsi une hypoglycémie puis une hyperglycémie réactionnelle avec la fatigue et l'anxiété qui les accompagnent... ce que j'aurais pu très facilement éviter si je m'étais fait confiance, si j'avais moins paniqué, si j'avais gardé la tête froide... et moins sacralisé les chiffres... Mais d'un autre côté, je trouve qu'être suivie par un gynéco avec écho tous les mois c'est tellement plus rassurant... Je suis dans un hôpital public parisien (niv 3), suivie par un gynéco, tous les mois, depuis le 3e mois, mais on ne m'a fait d'écho supplémentaire qu'à la première visite car le bébé était si petit que le cœur ne pouvait être entendu que difficilement. Et encore, ce fut ultra rapide. Par la suite, rien malgré mes questions pour vérifier la croissance, etc. Cela m'a beaucoup surprise. Je pensais qu'on tâcherait de dépister macrosomie ou retard de croissance dès le 2e trimestre, qu'on me surveillerait comme du lait sur le feu. Je me trompais. Bien sûr, cela se comprend aussi (manque de temps, d'argent, pas de complications qui le justifient, etc., les hôpitaux font au plus efficace). Alors, indéniablement, la clé réside dans cette libération mentale à l'égard du tout technique et dans la juste distance à prendre à l'égard du discours strictement médical: pas de défiance irrationnelle à l'égard de la science et de la pratique médicale et pas de confiance aveugle au mépris de son propre vécu. Ce n'est pas facile. Il y a une dose psychologique de culpabilité qui me plombe beaucoup, dans mon rapport au diabète. J'ai tendance à nier mes propres perceptions et sentiments, à les invalider, pour n'accorder de crédit qu'au discours médical. Ce qui évidemment, alimente la roue libre des angoisses. J'aimerais avoir la sagesse de pouvoir méditer... le comble étant que je suis professeur de philosophie... mais en vérité, je suis en meilleur état mental quand je me détourne de ce qui m'obsède. Bah, comme on dit, les cordonniers sont les plus mal chaussés!
  7. Merci à toutes, vos messages me touchent beaucoup ! Alors oui, j'ai choisi une sage femme qui fait de la sophrologie pour la préparation à la naissance, pour l'instant c'est le début, j'essaie de m'ouvrir un peu pour me laisser la possibilité d'être réceptive et de profiter de ce moment, mais j'ai encore du mal à lâcher prise, il faut dire. Je teste un peu tout, à vrai dire. Une séance d'hypnose à la maternité avec une sage femme aussi. C'était intéressant. Une invitation à se rebrancher à son corps via la respiration et la relaxation, j'ai bien aimé. Peut-être que je poursuivrai l'expérience seule en consultant le livre qu'elle m'a indiqué. J'avoue que le yoga prénatal m'impatiente un peu. J'y retournerai peut-être cela dit, je verrai au feeling. Vous avez raison en tout cas, je dois apprendre à me laisser tranquille un peu... Mon fonctionnement trop cérébral et mon esprit malade toujours en surchauffe me donnent de la peine et m'empêchent de profiter. J'espère que ce 3e trimestre va un peu m'apaiser. Déjà, que cette écho cardiaque se soit bien passée m'a fait du bien ! Et merci encore d'avoir calmé mes sueurs froides pour la vit D !
  8. Comment avez-vous géré votre éventuelle anxiété pendant votre grossesse de femme diabétique ? Je sais bien que chacune a une situation qui lui est propre, selon son âge, la nature de son diabète, son ancienneté, la qualité de son équilibre glycémique, son vécu, etc. Mais je suis saisie par ma propre incapacité à me tranquilliser pendant ma grossesse. Alors certes, j'ai de quoi concevoir objectivement quelques craintes (un vécu malheureux cet hiver pour celles qui ont suivi, mon âge, mes glys, etc., autant d'éléments qui me classent dans la catégorie "à risque +++"), mais tout de même, je vois bien que mon intranquillité chronique dépasse les seules données médicales dont elle s'alimente. J'ai l'impression d'être médico-dépendante: il me faut des chiffres, des prises de sang, des HBA1C que je maîtrise (et quel désarroi quand des glycémies échappent à mon contrôle...), des données médicales à gogo, des échographies à foison pour me rassurer. Mais je n'en ai jamais assez et ne suis jamais assez rassurée. Voilà que mes glys débordent ma volonté, que ma vitamine D me plonge dans des abîmes d'angoisse concernant la croissance de mon bébé, que mes hypos me tourmentent quant à leurs éventuelles conséquences, que mon peu de prise de poids m'angoisse à propos de la croissance de bébé (mais c'est que j'ai obéi à l'injonction de ne pas en prendre car surpoids...), que ma maternité refuse de me faire faire des échos chaque mois, contrariant ma techno-dépendance et la croyance naïve dans laquelle j'étais selon laquelle mon diabète me vaudrait une surveillance spécifique... Je fais des hypos, je crains que bébé ne pousse pas bien. Je fais des hypers, je crains qu'il ne soit trop gros. Bébé bouge discrètement et a le bon goût de me laisser dormir, cela m'inquiète sur sa vitalité. Mon ventre grossit modérément en raison de ma prise de poids très limitée, je m'inquiète encore pour bébé, alors que mon grand gabarit laisse prévoir qu'il y a largement de quoi y loger confortablement ma choupinette. Bref, c'est à devenir maboule. Il y a toujours quelque chose pour me tourmenter et m'angoisser. Me voilà même soulagée d'approcher du terme où d'après ce que l'on m'a expliqué, il faudra me soumettre à un monitoring hebdo pour vérifier la santé du bébé et la mienne, jusqu'à l'accouchement. N'importe qui serait probablement embarrassé par la perspective d'une surveillance plus stricte, moi elle me soulage. Tous les médecins qui m'entourent relèvent mon anxiété excessive. Et pourtant, c'est un peu d'eux qu'elle me vient... Comment aurais-je eu l'idée de m'inquiéter si l'on ne m'avait pas seriné méthodiquement qu'avec mon diabète, blabla, équilibre glycémique optimal, objectifs de grossesse, lissage des glycémies, blabla... Certes, je soigne mon esprit malade, je suis bien entourée et suivie. Mais tout de même, même sans être d'une nature aussi inquiète que la mienne, vivez-vous votre grossesse diabétique ainsi, vous reconnaissez-vous dans ces états d'âme ? Comment avez-vous résolu d'y parer ? Quelles stratégies psychologiques mobilisez-vous pour rester confiantes et positives lorsque la vie d'un petit être dépend aussi de votre propre état ? Je suis curieuse de lire celles qui auront eu la patience de me lire et de faire part de leur vécu actuel ou passé de wonder maman diabétique et enceinte... Merci
  9. Eh bien voilà, j'ai subi cette fameuse écho cardiaque foetale et je suis tombée sur un médecin absolument charmant qui a contribué à me détendre un peu (car j'étais bien crispée) et m'a expliqué ce que l'on voyait bien patiemment. Je suis soulagée indéniablement, a priori le petit cœur de ma poulette est en bonne santé à ce stade de la grossesse, et moi je souffle un peu. Merci encore pour vos réponses rassurantes, elles m'ont aidée à rester confiante pendant ces longues semaines qui se sont écoulées avant que je n'obtienne ce rendez-vous, je ne remercierai jamais assez toutes les personnes qui ont la patience de me lire et de me répondre sur ce forum !
  10. Ah génial, merci infiniment, c'est exactement le genre d'explication qui me rassure ! Entre temps, ma diabéto a été rassurante aussi. Il faut dire que toutes les 3 semaines j'arrive avec un nouveau motif de crainte, elle commence à s'habituer
  11. J'en profite pour ajouter une question. Sait-on jamais. Ce sont mes deux diabetologues qui m'ont toujours prescrit des dosages de vitamine D. Jamais mon médecin traitant. Il y a un lien avec le diabète ?
  12. Bonjour, je suis à 30 SA et une prise de sang a révélé une insuffisance en vitamine D. J'avais pourtant pris une ampoule vers 22 Sa, sur prescription de la maternité, je suis étonnée que ça ne soit pas remonté. J'imagine qu'on va m'en prescrire à nouveau. Je ne suis pas carencée, juste en insuffisance. Mais cela me préoccupe pour la croissance de bébé. Y a-t-il des mamans comme moi, qui ont dû remonter leur taux de vitamine D pendant le 3e trimestre de grossesse mais dont les bébés n'ont pas eu de souci de croissance, histoire de me rassurer ? On m'avait aussi supplementée en janvier, mon taux était correct au premier trimestre de grossesse. Là, c'est la croissance du bébé qui me préoccupe. Cette baisse entre 22 et 30 SA est-elle due au fait qu'il se soit servi en premier ? Si le déficit ne me touche que moi, ce n'est pas grave. La biologiste du labo m'a dit de ne pas m'inquiéter et que c'était très fréquent... Il paraît qu'en France une grosse majorité de la population manque de vitamine D sans le savoir. Merci d'avance pour vos éventuels témoignages rassurants
  13. Ah mince, j'ai pollué alors! J'avais lu très attentivement plusieurs conversations, mais j'avais oublié ce point. Au temps pour moi! Bon bah, je vais y re-jeter un œil, histoire de voir comment les autres réagissent.
  14. Bonjour, lors du changement de mon avant dernier capteur, j'ai eu pas mal de soucis. Je l'avais posé environ 8h avant de le déclencher. Malgré cela, pendant 24h, il m'a sorti des valeurs complètement fausses (il m'annonçait à 0,50 alors que j'étais à 1g, etc). Puis, les 24h suivantes, les tendances étaient justes mais les valeurs chiffrées toujours inexactes. Enfin le 3e jour, on s'est approché de valeurs plus justes et ce n'est que vers le 4e jour que j'ai enfin pu plus ou moins m'y fier. Cela vous est-il déjà arrivé ? Pour le capteur actuel, je l'ai posé bien plus longtemps avant (24h) et je n'ai pas eu ce souci, il était immédiatement fiable. Ma pharmacienne m'encourage à appeler le labo quand ça m'arrive. J'avoue trouver ça pénible... Je crois que c'est la 2e fois que je tombe sur un capteur "lent au démarrage". Est-ce un phénomène connu ?
  15. Bonjour ! Je suis à 29 SA et comme toi, j'ai été très stressée par mes hypos du 1er trimestre. Je confirme, ce forum est génial pour remonter le moral (merci Françoise !) et rassurer. Ma diabéto me dit tout le temps que bébé s'en fiche de mes hypos. Maintenant, j'attends avec impatience l'écho du 3e trimestre pour vérifier que sa croissance est bonne, aux autres échos ça allait bien. Voilà, si cela peut te rassurer ou moins t'aider à te sentir moins seule...
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