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Stress et diabète


yrisis
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Les filles,

Suite à d'inexplicables poussée de glycémies (moyenne 200 à 250 depuis qq semaines), je me suis penché sur le stress et le diabète, vu que mes medecins me tannent que c'est du à cela et qu'en effet, je subis un stress très important ces temps-ci (pour tout dire je suis pas loin de la depression nerveuse !)

et voilà ce que j'ai trouvé sur la toile:

" Les effets du stress sur le diabète

Les effets du stress sur le diabète sont multiples et doivent être connus des diabétiques.

En effet, le stress peut avoir des conséquences sur le contrôle du diabète.

Le stress et les émotions ressenties par les personnes diabétiques peuvent avoir des conséquences parfois importantes sur leur glycémie Il est fondamental que les diabétiques connaissent les effets et les conséquences du stress sur l’évolution de leur diabète.

Le stress provoque une augmentation de certaines hormones comme les catécholamines par exemple, provoquant une augmentation du taux de la glycémie.

Le stress peut également entrainer des comportements préjudiciables pour le diabétique, comme faire des excès alimentaires en mangeant trop, boire de l’alcool, fumer du tabac ou du canabis

Un état d’angoisse ou de mal être peut également pousser certains diabétiques à moins bien surveiller leur traitement, à être moins précis quant au dosage de leurs médicaments déséquilibrant ainsi leurs traitements.

Le risque de dépression est plus élevé chez les diabétiques

Comment surmonter le stress quand on est diabétique ?

Accepter sa maladie est un élément fondamental permettant à la personne diabétique de se sentir mieux : Les personnes qui acceptent leur maladie maitrisent mieux leur diabète

Ne pas s’opposer à sa maladie diabétique et ne pas vivre contre son diabète : Accepter de vivre avec et non contre sa maladie

Exprimer l’anxiété et la colère ressenties vis à vis de cette maladie chronique et de ses contraintes . Certaines personnes refoulent ses sentiments, situation pouvant aggraver le stress car il est plus sain d’exprimer sa colère

S’impliquer dans une association

Ne pas vouloir être trop parfait et penser prendre le contrôle total de sa maladie : Une attitude trop perfectionniste peut perturber la qualité de vie et provoquer une dépression à type d’épuisement qui aggraverait le diabète.

Avoir une relation de confiance avec le médecin qui prend en charge la maladie…

Prendre l’avis d’un « psy » peut être utile et permettre de mieux vivre avec la maladie."

Qu'en pensez-vous? moi j'ai du mal à croire à cette théorie du stress car ca voudrait dire qu'il est impossible de controler son diabète et cette simple idée voyez-vous ME STRESSE!! !

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:coucou: Ysiris,

Je suis assez d'accord pour dire que toutes les émotions (pas uniquement le stress) jouent sur la glycémie.

Ce que j'ai remarqué pour moi : avant grossesse, quand ça n'allait pas, je faisais des hypos :epaules: , depuis la grossesse, c'est clairement les hypers dès que j'ai une mauvaise nouvelle.

Ceci dit, à part surveiller après la mauvaise nouvelle, tu ne peux pas prévoir à l'avance...

Par contre, je suis d'accord avec la deuxième partie de ton message, l'acceptation, etc... du DID ne peut être que bénéfique à son équilibre. En parler avec un psy si on y arrive pas seule, c'est une bonne chose aussi.

Mais si j'ai bien tout compris, ton stress ne vient pas du DID :grat: , essayer de faire de la relaxation, ou autre chose qui pourrait te détendre ?

Bon courage en tous cas et c'est vrai que de lâcher un peu la pression sur les glycémies quand c'est possible, ça fait du bien :calin:

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j'ai remarqué également avant ma grossesse qu'un gros stress me mettais direct en hypo. Depuis, je n'ai pas trop constaté ça. Par contre, chez moi, un "petit" stress a tendance à m'empecher de dormir, et ça, c'est l'hyper assurée... par contre, étrangement, un gros gros stress (du genre une angoisse liée au bébé), et je me réfugie dans le sommeil. Là, les glycémies sont mieux....

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C'est vrai que le stress, la pression fait monter la glycémie, même s'il est inconscient.

Pour ma part l'exemple le plus frappant, c'est que durant TOUTE ma vie scolaire, systématiquement dès le premier jour des vacances (sans plus d'activité je précise, en bougeant plutôt moins), je devais baisser énormément mes doses et je faisais plein d'hypos pendant plusieurs jours, et le jour de la rentrée, paf ça remontait. ça se passait bien à l'école et j'aimais bcp mon établissement mais j'étais stressée par le rythme et la charge de travail (perfectionniste...).

Par contre je ne suis pas tellement d'accord non plus pour dire que ce n'est pas gérable, car pour moi c'est net, ça fait monter ; donc il suffit de monter l'insuline aussi... d'ajuster comme d'hab, quoi ! mais bien sûr on ne peut pas tellement prévoir quand il s'agit de faits ponctuels.

Bon courage avec ton stress !!!

Très vrai aussi qu'un diabète bien accepté est bien plus facilement équilibré.

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Je ne croyais pas à ce phénomène du stress qui influe sur les glycémies et puis, depuis mon petit séjour à l'hôpital il y a peu j'ai appris à m'observer différement et surtout les situations, voir comment je réagissais niveau glycémies ensuite. Et bien j'ai été surprise de constater que si, (tout comme pour le sport où je n'avais jamais fait attention à une modification de glycémies) il y a bien un rapport stress/glycémies. Et puis du coup, depuis ce moment j'ai entrepris une thérapie avec une psy... Je verrai bien ce que ça m'apporte, mais j'ai aussi envisager prendre des "traitements" naturels pour lutter contre le stress et l'anxiété (je suis pas franchement adepte des médicaments), parce que je suis une vraie boule de nerfs et de stress, ma maman m'en a envoyé de métropole, j'ai commencé il y a quelques jours, je n'ai donc pas suffisament de recul pour juger du résultat.

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Ah ben ça c'est un des premiers trucs que j'avais découvert une fois diagnostiquée diabétique. Chez moi, le stress d'énervement, par exemple un téléphone super prise de tête à faire et ma glycémie grimpe en flèche en moins de 30 minutes... je passe facilement de 1 à 2.5 dans cet espace de temps, je tremble, j'ai mal à la tête, sueurs, ça ressemble presque à des symptômes d'hypo, mais je sens que ce n'est pas ça. Ensuite, bien sûr, si le calme revient c'est chute vertigineuse sans correction.

Et puis il y a le stress des journées difficiles avec les enfants spécialement pas sages, et là je me retrouve aussi en fin de journée avec des glycémies qui montent si je ne fais rien, par contre si le stress a duré aussi longtemps ça ne redescend pas sans correction.

Par contre le stress dû à beaucoup de choses faire, donc avec beaucoup de mouvements, une journée un peu speed et hop c'est l'hypo...

L'une des premières choses qu'on m'a dite à l'hôpital lorsqu'on a découvert mon diabète, pour la gestion de mon diabète, c'est qu'un diabétique devait avoir une vie super bien réglée, calme et sans stress... ça paraît stupide à l'époque à laquelle on vit avec les traitements qu'on a sous la main, mais il y a bien une raison si ce genre de conseils sont encore donnés (ah si les vacances farniente pouvaient être remboursées comme notre insuline :) )

Lorsqu'il est dit que le risque de dépression est plus fréquent chez les diabétiques, cela m'interpelle. On peut le comprendre dans le sens où le fait d'être diabétique est difficile à vivre et peut entraîner une dépression, mais on peut le lire en se demandant si il y a un lien génétique entre dépression et diabète, voir même carrément si la dépression ne pourrait pas favoriser la survenue d'un diabète. Si je pense à ça c'est que j'ai fait deux très grosses dépressions nerveuses plus jeune, et lorsque je me suis retrouvée diabétique plusieurs années plus tard, je me suis un peu demandée si le fait d'avoir voulu en finir avec la vie à une époque n'avait pas laissé une marque, comme si une partie de moi avait réussi à commencer à suicider des cellules (celles de Langerhans en occurrence ). Bref.

Dans ce petit article ils ont l'air de considérer que la dépression agit sur le diabète... ben chaque changement émotionnel agit sur la glycémie. Je pense qu'avant de parler de dépression ou devrait parler de déprime, c'est pas la même chose. J'ai fait une légère dépression il y a quelques temps, c'était moins compliqué de gérer les glycémies que quand tout va bien, parce que quand on commence vraiment à tout voir en noir il y a moins d'aléas dans les émotions, du coup on monte juste les doses d'insuline (le risque est plus grand lorsque le dépressif ne suit plus son traitement, mais arrivé à ce stade de toute façon c'est pas le diabète qui risque de le tuer c'est sa dépression). D'ailleurs je me suis déjà dit que c'était ironique finalement, comme on finit toujours par être exaucé. J'ai cherché des moyens d'en finir à une époque et paf voilà que maintenant il me suffirait d'arrêter mes injections... si facile.. alors que depuis que j'ai mes fils (et mon homme) l'idée de les quitter est inconcevable... c'est fou!

Alors bon je ne pense pas que ce soit impossible de contrôler son diabète, il faut juste faire avec. Au bout d'un moment on arrive à identifier les facteurs influençant la glycémie, on prévoit, on rattrape (ou même on évite), on y arrive. Certes il faut calculer avec les glucides, les courbes d'action de l'insuline, le sport, l'humeur (et donc le stress), les surprises (bonne ou mauvaises), le froid, le soleil etc... et finalement quand on voit tout ça on peut être fières de nous, on gère bien plus que le "commun des mortels", c'est pas pour rien que la pompe à insuline qui gère tout, toute seule, n'existe pas encore :clin: , on reste inégalées!

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C'est tout simplement super ce que tu écris là :o Je me retrouve dans beaucoup de tes mots...

Et le paragraphe de la fin, c'est exactement ça ! On fait du mieux qu'on peut, on n'arrivera jamais à être parfaites, mais on peut être fières des efforts que l'on fait quotidiennement, car on n'a pas de "vacances" de diabète (comme j'aimerais, juste une journée...), donc on vit avec !

C'est ce que les personnes non diabétiques ont souvent du mal à comprendre, car de l'extérieur, on donne l'impression de vivre bien, d'autant de nos jours avec les traitements qui existent, on peut vivre quasiment comme tout le monde, mais seulement quasiment, car cela implique des efforts qui ne sont pas perçus par l'extérieur...

Quand j'entendais des collègues, diabétiques de type 2 (50 ans, en surpoids, fumeuse, qui ne faisait aucun effort sur son alimentation) me dire "toi tu as de la chance, tu peux manger ce que tu veux", j'avais envie de hurler !

Mais c'est ça aussi, vivre avec le diabète, accepter de vivre avec cette maladie, accepter les efforts, accepter les glycémies qui font n'importe quoi sans qu'on y trouve d'explication, accepter comment on peut être vues, ... Oui c'est difficile, non on n'y arrive pas tous les jours, mais c'est comme ça, il faut faire avec :)

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Voilà un sujet qui me concernait et me concerne toujours de temps en temps.

Au début de ma (jeune) vie professionnelle, j'avais trouvé un boulot de rêve (dans le texte) qui s'est avéré être un vrai calvaire. En gros, la culture d'entreprise allait à l'encontre de mes principes ( les employés se faisaient insulter en réunion, la délation était encouragée etc). Ce boulot qui, sur le papier, me paraissait super, a été un facteur de stress trés important pour moi et je n'ai jamais eu d'aussi mauvaises glycémies : beaucoup de 4gr, de 3gr, sans explication.

Comme le projet bébé se précisait, j'ai changé de boulot et depuis que j'ai un patron trés sympa avec qui je m'entends bien, je suis trés bien équilibrée.

Autre cas, lors de mon voyage au Canada, c'était la première fois que j'allais prendre l'avion sur un long courrier : le stress de la gestion dans l'avion, je me suis réveille le matin du départ vers 2gr et j'ai plafonné à 4,50 gr pendant tout le temps que duraient l'enregistrement et l'attente. Arrivée dans l'avion et aprés 2h de vol voyant que tout se passait bien (j'avais corrigé au stylo mais sans succés) ma glycémie n'a pas dépassé 1.20 pendant les 8 heures de vol , comme par magie !!!

Je suis la preuve vivante que le stress joue sur les glycémies et chez moi c'est toujours à la hausse .

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  • 4 weeks later...

Aîe , ce stress qui empoisonne la vie de tout le monde, mais sans doute encore plus celle des diabétiques... Le stress a tjrs des effets néfastes,sur qui que ce soit, mais nous, diabétiques sommes sujets à des variations glycémiques plus ou moins importantes. Le fait est que nous sommes sans doute un peu plus perfectionnistes que d'autres dans notre vie en général car la vie avec le diabète nous oblige à contrôler , à surveiller beaucoup plus, et donc à stresser sans doute un peu plus que la moyenne. c'est exacerbé lors de nos grossesses très suivies et très exigeantes. Après que faire... Relativiser et être plus souple avec son diabète, exiger moins de nous-mêmes: eh oui, nos glycémies sont hautes pour une journée, sans raison, nous n'y pouvons pas toujours qq chose et NOUS N'AVONS QU'UNE VIE!!! A nous de la faire durer la plus longtemps possible en étant vigilant sur nos écarts, mais soyons un peu cool vis à vis de nous. Plus facile à dire qu'à faire parfois... mais nous n'avons pas le choix :clin: Le stress est parfois incontrôlable et notre rythme de vie actuelle nous en impose régulièrement.

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Dawn moi je veux bienb une vie calme et sans stress !

Bon alors apparemment le stress influe sur le diabete.. ok.. mais dans ce cas comment arriver à l'equilibre si on passe de 100 de moyenne à 250 en qq jours????

Ben moi, je n'y arrive pas...

Et quand j'entends un ophtalmo me dire, "y'a pas de secret, il faut s'équilibrer.."

Je envie de lui en coller une....

Un jour, je vais me lâcher...

Je suis dans ce cercle viscieux : stress, rajout, hypo, rebond, restress, re-rajout, re-hypo, re-rebond. C'est permanent, épuisant, déprimant.

Là, c'est vrai que je suis à 7,2 mais j'ai toujours au moins une fois par jour un pic à 3, surtout que j'ai plein de trucs qui me stressent : horaires rigides, travail à rendre avant de l'avoir commencé, enfant à la limite de l'hyperactivité, mari qui ne gère jamais notre fils,...

bref, je n'ai pas trouvé la solution et je me dis souvent, comme dans le film "la haine" : "pour l'instant... tout va bien...."

Ah oui, puis y'a toujours quelqu'un pour me conseiller le yoga, la sophrologie et tous ces trucs que j'ai essayés et se sont avérés inéfficaces car de toutes façons, être stressé, c'est un état, tout comme être flegmatique, ça ne se soigne pas, pas même avec les différentes psychothérapies qui existent sur le marché, cela remonte à une période pré-natale ou bien juste post-natale, à mon avis et s'ajoutent les différentes souffrances répétées du corps.

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Je me retrouve assez dans ce texte, Yrisis. Pour moi, le stress ce sont des glycémies qui plafonnent. Je me souviens de variations hallucinantes lors de mon jeûne glucidique quand j'ai fait le stage ITF: la diabéto me regarde en coin et me demande si je ne m'étais pas disputée avec mon fiancé BINGO! :fou:

A vrai dire, c'est une des raisons qui m'ont fait pencher vers le choix d'être mère au foyer. Même si ce n'est pas de tout repos, les sources de stress sont plus prévisibles et canalisables, je trouve. Et mon diabète va mieux!

Pour le risque de dépression, je ne sais pas comment il est évalué, mais lorsque ça m'est arrivé mon psy m'a parlé d'une sensibilité accrue chez les diabétiques aux variations hormonales. Donc début de grossesse, baby-blues, sevrage etc sont des périodes à surveiller particulièrement chez les diabétiques.

Pour le perfectionnisme, j'en suis aussi victime: en projet bébé, quand je cherche à tout contrôler mais qu'évidemment je n'y arrive pas, mes glycémies partent dans tous les sens. Souvent je suis mieux équilibrée en étant moins dans l'effort.

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  • 7 months later...

Bonjour tout le monde,

Bon je remonte un sujet qui date un petit peu mais qui m'a pas mal touchée !

Je me reconnais tout à fait dans tout ce que vous dites ! Et pas seulement depuis la grossesse... Se peut-il que j'aie un diabète non diagnostiqué depuis une dizaine d'années ? Les réactions au stress, la sensibilité aux hormones, le perfectionnisme... Une intolérance au sucre...

D'autre part, j'étais très stressée avant le test du diabète gestationnel et de ne pouvoir ni boire ni manger m'a provoqué des contractions et je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit, ça pourrait avoir faussé les chiffres ? Même si... je pense que le diagnostic posé est correct. Mais l'infirmière pensait que j'avais mangé car ma glycémie était haute déjà avant l'eau sucrée.

Je suis triste pour la femme qui dit qu'être stressé est un état... C'est vrai qu'on a sans doute une certaine sensibilité, et puis avec les difficultés de glycémie, ça porte sur le système mais... Franchement, je ne me sens plus du tout la même qu'il y a 2, 5, 10 ans ! Je retombe souvent dans les mêmes travers, mais je fais plus attention à moi, aux autres, et j'essaie de modifier mes pensées automatiques. Manger différemment me gênait un peu parfois vis-à-vis des gens, j'avais l'impression d'être une extraterrestre, mais s'il s'avère que je suis diabétique, j'aurai une bonne excuse ! :red:

J'ai envie de dire ça, c'est ce que ma période d'alitement très stressante et les lectures que j'ai faites à cette occasion qui me l'ont inspiré :

LA VIE EST UN FLEUVE ET VOULOIR ALLER A CONTRE-COURANT NE FAIT QUE FATIGUER INUTILEMENT...

Je voulais tout contrôler, tout prévoir, dans une certaine mesure il faut être prévoyant (savoir si on aura les moyens pour une dépense p. ex.), mais il faut aussi accepter que la vie est extrêmement imprévisible, elle n'est pas non plus éternelle, et au final, il vaut mieux laisser un peu venir sans tout anticiper. Ne pas accepter, ressasser le passé, avoir peur de l'avenir, ça ne change rien à la situation, si ce n'est que l'on se fait du mal.

J'ai commencé ma grossesse en semi-perfectionniste. J'avais déjà fait de grands progrès, car nous avons fait ce bébé alors que nous n'avions rien : petit appart, moi pas encore diplômée, mon mari au chômage... Pour une perfectionniste prévoyante, j'avais bien guéri ! J'étais prête à perdre le bébé dans les 3 premiers mois, partant du principe que ce serait le cas s'il n'était pas... parfait !. Par contre j'étais obsédée de santé et tout ça (j'ai eu pas mal de problèmes donc... mettre toutes les chances du côté de mon bébé). Donc manger équilibré, bio, etc. Cosmétiques bio aussi, jusqu'aux produits d'entretien le plus naturels possible. On a trouvé l'appartement de nos rêves pendant ma grossesse. L'appartement parfait, ou presque :clin: . Tout était nickel, j'ai donné mon congé au boulot pour la fin juin, mon mari ses vacances début juillet, et c'est tombé qu'on aurait l'appart au 1er juillet, trop de chance ! Al hamdulilah.

Donc tout ce qui n'a pas été prévu, qui était incertain, qui était une prise de risque, tout ça s'est déroulé parfaitement !

Là j'ai commencé à tout anticiper. J'allais bien trier mes affaires avant (eu mon diplôme il y a quelques mois, pendant la grossesse aussi), participer aux préparatifs, aux nettoyages,... Ma grossesse se déroulerait comme un rêve ! Eh ben non, c'est là que tout s'est enchaîné. D'abord à 5 1/2 mois la gygy me dit que mon col est ramolli, il faut lever le pied... Mais je dois continuer à aller travailler car je ne suis "qu'" à 40%. Choc, monstre stress, 2 jours plus tard saignement et hospitalisation. Après ça allait, arrêt de travail, mais j'étais persuadée que la gygy me dirait que c'était mieux. Un peu, mais demandait de la prudence, retour au travail quand même. J'ai eu des contractions et un contrôle intermédiaire, et elle m'a refait des recommandations, genre pas plus de 15 min. debout. J'ai flippé car c'était juste impossible ! J'ai encore eu des contractions, arrêt de travail, tout s'est enchaîné. Jusqu'au diabète gestationnel. J'ai passé des moments horribles, tout en sachant que c'était moi qui me faisais du mal ! J'ai beaucoup lu, beaucoup réfléchi, aujourd'hui je vais super bien. Mais la situation est exactement la même ! Ou plutôt, bien pire que quand ça a commencé, mais je vais bien mieux. Juste parce que j'accepte. Je suis dans l'inconnu, je peux perdre mon bébé, il peut avoir souffert à cause de mon diabète gestationnel ou ça peut encore venir, il peut être prématuré, etc. Mais j'accepte mon destin et celui de mon bébé, quels qu'ils soient. J'espère rester toute ma vie dans cet état d'esprit, sûrement que j'oublierai parfois, mais la vie me rappellera à l'ordre je pense... Je fais mon devoir, qui est de rester le plus possible couchée, de me nourrir correctement, et d'être positive. Le reste ne m'appartient pas. Et quoi qu'il arrive, je saurai que j'ai fait ce que j'ai pu, et que ça devait être. Ce ne sera de toute manière pas du temps perdu car c'est une incroyable leçon.

Si je raconte tout ça, c'est comme message d'espoir pour les perfectionnistes qui souffrent de regrets et de craintes pour l'avenir.

Bonne soirée !

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  • 4 years later...

Coucou les filles !

Et oui, je recommence avec ma sale manie des questions. Mais je suis sûre que ça vous manquait, au fond. :)

 

Je sors d'une grosse période de stress, et je me demandais comment vous faite pour gérer ces moments-là vis-à-vis du diabète ?

Parce que bon, de mon côté, ça fait un peu les montagnes russes : grosses hypers le matin (donc j'ajuste), hypo l'après midi si je suis les mêmes ajustements que pour le matin... donc impossible de savoir si le stress baisse ou augmente ma glycémie !

Du coup bah, je me suis arrangée pour être en légère hyper toute la semaine, par peur de faire une vilaine hypo (et donc shutdown du cerveau) en plein milieu de mes examens finaux.

J'en parlerai à mon diabéto lors de mon prochain rdv.

 

Des conseils ? Des histoires à partager ? Des informations ?

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Pour moi le stress augmente la glycemie et j'ai appris un truc que je ne savai pas le stress provoquerai une hormone comme la cortisone d'ou la hausse de glycemie !! les filles qui s'y connaissent mieux confirmeront ou infirmeront mon propos ...

En tout cas si c'est vrai on comprend mieux que le stress soit encore plus nefaste pour nous les did !! moi un gros stress et l'insuline agit a peu pres comme de l'eau !!! c'est impressionnant mais je le vois surtout lorsque je suis tres tres stressée là c'est flagrant ! 

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Comme hipa exactement le même effet pour moi et quand le stress est très très intense, quelle que soit la dose d'insuline ça ne fait rien baisser... j'ai constaté aussi que lorsque le stress redescend, la glycémie chute comme si l'insuline faisait effet plus tard... glwadou, quand j'étais en études,  je faisais comme toi car je n'ai jamais trouvé comment mieux ajuster ver variations liées au stress... 

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Bonjour ! 

Je suis contente de te relire,  même si ce n'est pas l'idéal en ce moment ... stress rime avec hyper irreductible chez moi. Je monte mon basal du coup. J'essaie de ne pas corriger de manière trop violente mes hyper sinon c'est l'hypo (comme caro, à  retardement), puis le yoyo. Pas de solution miracle : u  peu de sport ? Ça defoule, ça fait descendre les glycémies  (en théorie).

Sinon je pratique aussi la légère hyper pendant des examens : ce n'est pas l'idéal mais ce n'est pas envisageable d'être en hypo dans ces moments là.

 

Est ce que tu vas retrouver un peu de calme bientôt ?  Bon courage !!

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Merci infiniment pour vos réponses !

ça me rassure énormément de voir que je ne suis pas la seule à transgresser un peu les règles en cas d'examens. Heureusement que c'est très exceptionnel. 

Il faut savoir aussi je que je prends de l'homéopathie pour mieux gérer mon stress (carrément maladif dans ces moments-là), donc c'est peut-être pour ça que l'insuline répond mieux l'après-midi que le matin au réveil.

Je peux pas trop faire de sport en ce moment, je me suis fait mal au pied avec un faux mouvement, et la douleur ne part plus. Je vais voir mon médecin lundi pour savoir quoi faire. Vraiment un manque de bol de ce côté...

Oui, pas de soucis Leelette, c'est terminé, je n'ai plus qu'à attendre les résultats à présent. :)

 

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  • 1 year later...

Un petit :up: sur ce sujet à la lecture de cet article : http://francais.medscape.com/voirarticle/3603590?src=soc_tw_170922_mscpedt_news_endo_endo_diabete?src=soc_tw_share

Citation

Lisbonne, Portugal  Présentées lors du congrès de l’European Association for the Study of Diabetes (EASD 2017) [1], deux études viennent confirmer l’intérêt d’évaluer l’état psychologique des patients diabétiques pour améliorer la prise en charge. En apportant la preuve que le niveau d’anxiété a des répercussions sur le contrôle de la glycémie, autant dans le diabète de type 1 (DT1) que dans le diabète de type 2 (DT2).

 

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on ne peut pas lire l'article

mais ça ne fait que confirmer une réalité que nous vivons au quotidien

la découverte de mon diabète m'a permis de prendre bcp plus de recul sur la vie, mais j'ai encore des périodes "de crise" et là les hypers s'emballent et les hypos nocturnes débarquent à fond

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Hum cette communication parle de l'anxiété liée au diabète (et pas de l'influence de l'anxiété et du stress que l'on peut rencontrer dans notre vie quotidienne sur notre diabète ). Si j'ai bien compris, moins on est anxieux vis à vis de notre diabete de type 1, plus on gère notre diabète, meilleure sera notre HBa1c (et pour les type 2 c'est aussi corrélé à la bonne observance du traitement)

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  • 11 months later...

Je fais remonter le sujet pour éviter d'en créer un autre.

Depuis fin août j'ai remarqué que mes glycémies sont de mieux en mieux, je fais même des hypos inexpliquées régulièrement alors que je n'en faisait plus. Ça n'a rien avoir avec le stress mais sans m'en rendre compte, je pense que moralement je vais mieux donc mon diabète aussi.

J'ai regardé ce qu'annonce mon capteur en hba1c et il m'indique 7.3%. Autant dire que ça me fait du bien de voir ce chiffre. Je verrais à la prise de sang fin septembre. 

Enfin voilà c'est fou comme un petit rien peu faire évoluer les glycémies. Bon après tout on le sais tous ça mais je n'aurais jamais pensé à ce point car réellement je n'ai rien changé en alimentation et sur mes bolus et base, et mes glycémies sont bonnes. Je suis passer de 2.5g le matin contre 1.4g environ... 

En bref je suis contente :red:

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