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Une étude récente a relancé le débat sur le choix d’un stérilet hormonal en montrant une association entre le modèle Jaydess et un risque augmenté de grossesse extra-utérine. Les autorités sanitaires, dont l’ANSM, ont commandé cette recherche pour éclairer les professionnels et les patientes sur la sécurité des dispositifs contenant du lévonorgestrel. Cet article explique les résultats essentiels, les méthodes employées et les précautions pratiques autour du stérilet hormonal Jaydess afin de vous aider à mieux évaluer les options de contraception.
Le stérilet Jaydess augmente-t-il le risque de grossesse extra-utérine ?
Des chercheurs affiliés au groupement scientifique EPI-PHARE ont analysé les données nationales pour vérifier un signal de sécurité émis après la mise sur le marché. L’objectif était d’examiner si le modèle Jaydess, plus faiblement dosé en lévonorgestrel, se distingue d’autres stérilets en matière de risque de grossesse située hors de la cavité utérine.
Les analyses montrent que le Jaydess serait associé à un surrisque de 2 à 3 fois pour une grossesse extra-utérine comparé à certains stérilets hormonaux plus dosés ou au dispositif en cuivre. Ces résultats concernent des situations où la contraception a échoué et une grossesse s’installe malgré la présence du stérilet.
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Il reste important de rappeler que, en valeur absolue, le risque de grossesse extra-utérine chez les porteuses d’un stérilet demeure bien inférieur à celui observé chez des femmes sans contraception. Les données publiées dans NEJM Evidence apportent une confirmation statistique, sans pour autant signifier que le Jaydess soit dangereux pour toutes les utilisatrices.
Comment l’étude a-t-elle été menée ?
Les équipes ont exploité le Système national des données de santé (SNDS) pour suivre les femmes ayant reçu un stérilet pour la première fois entre 2018 et 2022. Les comparaisons ont porté sur plusieurs modèles au lévonorgestrel (Jaydess, Kyleena, Mirena, Donasert) et sur les stérilets au cuivre afin d’isoler l’effet potentiel du dosage hormonal.
Les résultats proviennent de cohortes larges et d’analyses statistiques ajustées sur des facteurs confondants connus. Cette approche renforce la crédibilité des observations, même si des limites liées aux données administratives doivent être prises en compte.
Quels signes doivent vous alerter ?
La grossesse extra-utérine constitue une urgence quand elle se complique. La vigilance permet d’identifier rapidement une situation à risque avant une rupture tubaire et une hémorragie intra-abdominale.
Surveillez particulièrement ces signes et consultez sans délai si l’un d’eux apparaît
- Retard des règles ou résultat positif à un test de grossesse ;
- Douleurs pelviennes unilatérales, souvent intenses ;
- Saignements vaginaux anormaux ou persistants.
En cas de symptômes évocateurs, un bilan médical rapide avec dosage de la bêta-hCG et une échographie pelvienne s’imposent. Ces examens permettent de localiser la grossesse et de définir la conduite à tenir, chirurgicale ou médicale.
Les équipes de santé évaluent au cas par cas la nécessité d’un retrait du stérilet si une grossesse est confirmée. Un suivi adapté réduit les risques et améliore les chances d’un diagnostic précoce.
Que recommande l’ANSM et que faire en pratique ?
L’ANSM rappelle que le stérilet Jaydess reste une méthode contraceptive efficace et qu’il n’existe pas d’indication générale à le retirer systématiquement chez toutes ses utilisatrices. Les autorités invitent toutefois à la prudence et à une information claire lors du choix de la contraception.
Si vous suspectez une grossesse ou constatez des signes inhabituels, il est essentiel de contacter votre médecin, une sage-femme ou un service d’urgence gynécologique. La discussion sur un changement de méthode contraceptive doit se faire avec un professionnel de santé qui proposera des options adaptées et procédera au retrait si nécessaire.
Les praticiens doivent informer leurs patientes du surrisque observé et peser les bénéfices individuels de chaque stérilet en fonction de l’histoire gynécologique. Une décision partagée, documentée et personnalisée reste la meilleure garantie de sécurité.












