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Chaque jour, nous côtoyons des emballages alimentaires sans mesurer pleinement les risques qu’ils peuvent receler pour notre santé. Les travaux récents révèlent la présence de nombreuses substances polluantes dans les boîtes, bouteilles et sachets qui contiennent notre nourriture. Le projet FoodContact propose d’établir des liens concrets entre cette contamination et l’apparition de maladies métaboliques, thyroïdiennes ou cancéreuses. Cet article explique comment les chercheurs évaluent l’exposition, quels composés sont en jeu et quelles pistes existent pour réduire les risques.
Quels polluants retrouve-t-on dans les emballages alimentaires ?
De nombreux composés chimiques sont désormais identifiés dans les matériaux d’emballage. Parmi eux, on retrouve des familles bien connues et des molécules moins médiatisées, mais toutes peuvent migrer vers les aliments.
Les catégories les plus souvent citées couvrent les plastifiants, les retardateurs de flamme et les per- et polyfluoroalkyles. Voici quelques exemples fréquents :
Emballages alimentaires et substances polluantes : quels risques pour la santé ?
Accouchement prématuré : causes, signes et prise en charge
- Phtalates utilisés pour assouplir certains plastiques.
- Bisphénols présents dans les résines et certains revêtements de canettes.
- PFAS employés pour leurs propriétés antiadhésives et imperméabilisantes.
- Retardateurs de flamme bromés et additifs variés.
La composition de l’emballage, la nature grasse ou acide de l’aliment et les conditions de stockage influencent la migration. Les microfissures, la chaleur et le temps favorisent le transfert de ces contaminants vers votre assiette.
Comment les scientifiques estiment-ils l’exposition des consommateurs ?
Les équipes du projet se basent sur des cohortes de grande taille comme NutriNet-Santé pour relier habitudes alimentaires et exposition. Les participants scannent les codes-barres des produits, ce qui permet d’identifier le produit et son type d’emballage.
Les chercheurs croisent ces données avec des bases publiques telles qu’Open Food Facts et renseignent les habitudes de cuisine au moyen de questionnaires. Ensuite, des modèles mathématiques estiment la dose probable de chaque substance ingérée par personne.
Quels sont les effets possibles sur la santé et comment les établir ?
Les scientifiques cherchent désormais à déterminer quels contaminants ou combinaisons augmentent réellement le risque de pathologies. Ils étudient des maladies comme l’obésité, le diabète de type 2, certaines atteintes thyroïdiennes et certains cancers.
Pour aller au-delà des corrélations, les participants subissent des prélèvements biologiques. Ces analyses permettent de doser la présence de polluants dans le sang et d’observer d’éventuelles perturbations hormonales ou métaboliques.
Le but ultime consiste à démontrer un lien de cause à effet entre l’ingestion de ces substances et des mécanismes moléculaires précis. Sur cette base, les chercheurs espèrent orienter les politiques publiques et la réglementation des matériaux d’emballage.
Parmi les pistes évoquées, certains scientifiques proposent la création d’un outil d’information grand public inspiré du Nutri-Score. Ce Toxi-Pack Score viserait à classer les emballages selon leur niveau de risque, afin que vous puissiez choisir plus sereinement entre verre, plastique ou métal.











