Quels aliments aident à mieux supporter la chimiothérapie selon le Dr Cohen ?

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La chimiothérapie transforme souvent le quotidien des personnes touchées par un cancer, tant sur le plan physique que psychologique, et la nutrition demeure un levier essentiel pour améliorer la tolérance et la récupération. La façon dont l’alimentation est pensée influence la gestion des effets secondaires, la conservation de la masse musculaire et le moral. En associant conseils pratiques et stratégies caloriques adaptées, il devient possible d’atténuer la fatigue et la perte de poids liée aux traitements.

Comment ajuster l’alimentation pendant la chimiothérapie ?

Chaque protocole et chaque individu exigent une approche personnalisée. Le suivi régulier par un diététicien ou un médecin spécialiste en nutrition permet d’ajuster les apports en fonction des symptômes et des analyses biologiques.

Il convient de surveiller le poids et la composition corporelle plutôt que de se concentrer uniquement sur l’échelle. Une prise en charge précoce facilite l’intervention avant qu’une perte de masse musculaire importante n’apparaisse.

Quels aliments favoriser pour limiter la perte de poids ?

La stratégie consiste à augmenter la densité énergétique des repas sans augmenter trop le volume. Les choix alimentaires doivent apporter une grande quantité de calories et des nutriments essentiels dans des portions modestes.

Graines, oléagineux et purées d’oléagineux

Les noix, les amandes et le beurre d’amande apportent des graisses saines très concentrées en énergie. Quelques cuillerées insérées dans les collations suffisent souvent à relever l’apport calorique quotidien.

Sources concentrées de lipides végétaux

Les huiles végétales de qualité, ajoutées aux purées ou aux légumes, augmentent rapidement l’apport calorique. L’huile de colza et l’huile d’olive restent des options intéressantes pour leur profil nutritionnel.

Protéines pour préserver la masse musculaire

Les protéines jouent un rôle clé pour limiter l’atrophie musculaire. Viandes maigres, œufs, produits laitiers, poissons et légumineuses doivent figurer régulièrement au menu.

Comment retrouver le plaisir de manger ?

Le goût et l’appétit peuvent changer sous chimiothérapie. Travailler sur la présentation, les textures et les saveurs aide souvent à stimuler l’envie de manger.

Vous pouvez essayer des aliments colorés et variés. La variété visuelle et gustative soutient le moral et facilite l’acceptation des repas.

  • Privilégier des petites portions fréquentes plutôt que de rares gros repas
  • Alterner chaud et froid selon les tolérances
  • Inclure une source calorique dense à chaque prise (oléagineux, huile, avocat)

Quelles pratiques sont à éviter pendant le traitement ?

Les régimes extrêmes et les jeûnes non supervisés présentent des risques importants. Ils peuvent affaiblir l’organisme et réduire la capacité à supporter la chimiothérapie.

Le risque de dénutrition augmente si l’on restreint drastiquement les apports. La meilleure option reste une alimentation équilibrée et adaptée à l’état clinique de chacun.

Quand consulter un spécialiste en nutrition ?

Un rendez-vous s’impose dès l’apparition d’une perte de poids rapide ou d’une diminution notable de l’appétit. Les signes cliniques à surveiller incluent une perte de plus de 5 % du poids en quelques semaines ou une fatigue inexpliquée.

Le Dr Jean-Michel Cohen rappelle que l’accompagnement par un professionnel améliore la qualité de vie et la tolérance aux traitements. Un plan alimentaire personnalisé peut intégrer des compléments ou des préparations enrichies selon les besoins.

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