Quelles huiles d’olive éviter lors de vos achats ?

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La consommation d’huile d’olive en France reste élevée et le sujet suscite de plus en plus d’attention, surtout lorsqu’une enquête révèle la présence de contaminants. 60 millions de consommateurs a analysé plusieurs références et mis en lumière des risques liés à des phtalates et des hydrocarbures, des termes qui doivent figurer au centre des préoccupations des acheteurs et des professionnels.

Quels contaminants ont été détectés dans l’huile d’olive ?

Phtalates et perturbateurs endocriniens

Les analyses ont montré la présence de phtalates dans une majorité d’échantillons testés. On retrouve notamment le di‑isononyl phtalate (DINP), le diéthylhexyl phtalate (DEHP) et le dibutyl phtalate (DBP). Ces molécules sont classées comme perturbateurs endocriniens et peuvent affecter la fertilité.

Hydrocarbures MOAH et MOSH

Les hydrocarbures d’origine minérale se présentent sous deux formes principales. Les MOSH correspondent à des hydrocarbures saturés tandis que les MOAH regroupent des hydrocarbures aromatiques. Les MOAH sont particulièrement préoccupants en raison de leur potentiel génotoxique et cancérogène.

Conséquences pour la santé

Une exposition répétée à ces contaminants peut augmenter les risques sanitaires à long terme. Les études toxicologiques mettent en garde contre des effets sur le système reproducteur et des risques potentiels liés aux MOAH.

Comment ces matières étrangères se retrouvent dans l’huile d’olive ?

Contamination au cours de la production

Les étapes de broyage, de centrifugation et de filtration peuvent favoriser la migration de substances si les équipements ne sont pas adaptés. Des pièces en plastique ou des joints peuvent relâcher des additifs dans la matière grasse.

Rôle des emballages et des matériaux

Les plastifiants contenus dans certains emballages migrent plus facilement vers les corps gras. L’utilisation de matériaux non conformes dans la chaîne de conditionnement est formellement interdite par la réglementation.

Influence du transport et du stockage

Des conditions de stockage inappropriées, comme des températures élevées ou des réservoirs contaminés, peuvent aggraver la présence d’hydrocarbures minéraux. Le risque augmente lorsque l’huile reste en contact prolongé avec des surfaces inadéquates.

Quelles marques étaient concernées par l’enquête ?

L’étude a pointé plusieurs références vendues en grande distribution et en magasins bio. Parmi elles figurent des marques telles que Naturalia Vierge extra Like a Virgin, La Vie Claire Vierge extra, Cauvin bio La bio et Terra Delyssa Vierge extra pour les phtalates.

Pour les hydrocarbures, des références comme Simplement bon et bio (Aldi) Vierge extra, Bio Village (E. Leclerc) Vierge extra et Carapelli bio Vierge extra classico apparaissent dans les résultats.

Comment choisir une huile d’olive plus sûre ?

Privilégier des fournisseurs transparents et des emballages appropriés réduit le risque d’exposition. Les labels et les analyses tierces constituent des signaux utiles pour évaluer la qualité.

  • Vérifier les mentions sur l’emballage et privilégier le verre opaque.
  • Rechercher des analyses indépendantes ou des labels reconnus.
  • Éviter les huiles stockées en vrac dans des réservoirs non contrôlés.

Lorsque vous optez pour une huile bio, gardez à l’esprit que le terme ne garantit pas l’absence totale de contaminant lié à l’emballage ou au stockage.

Que faire si vous suspectez une huile contaminée ?

Conserver la preuve d’achat et contacter le service client du vendeur constitue la première démarche logique. Vous pouvez également signaler le produit aux autorités compétentes si l’odeur, la couleur ou le goût semblent anormaux.

En cas de doute sur une référence précise, consulter les communiqués d’organismes indépendants comme 60 millions de consommateurs aide à prendre une décision éclairée.

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