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Vous et la découverte de votre diabète !!!

    161 messages dans ce sujet

    :coucou: Kai

    Quel expérience :sad: , c'est effrayant, et tout ce chemin parcouru, ce mal être...et l'impuissance de tes parents devant leur grande fille; Et l'incompétence des médecines alternatives :colere: dans ce cas précis...

    Now you're on "the good road" to your baby :bebe2:

    (ps; j'adore ton anglais, ah la langue de Shakespeare :amour: , et tu parles combien de langues? )

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    Merci chatbisotte, socaraibe, Isabelle et Agnes pour votre comprehension :calin: En fait, j'ai relu mon texte et ca m'a fait peur a moi-meme. Si je lisais un temoignage comme ca de qqun d'autre, je dirais "Mais comment c'est possible ca?" Bon, c'est moi et c'etait ma vie au ce temps-la - j'ai plein de regrets, je refairais tout d'une maniere differente, mais il n'y a rien a faire.

    Agnes, merci pour le compliment :) je peux dire que je parle bien estonien et anglais, mais je peut m'exprimer aussi en francais, espagnol, finois et un petit peu en allemand, italien et russe :) Je travaille comme traductrice (je fais des traductions ecrites), donc anglais et estonien sont les langues que j'utilise tout les jours (et mon mari est francais, alors il faut que j'apprenne parfaitement la langue le plus vite possible :clin:

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    Est-ce qu'on peut parler de lune de miel dans ces cas là ? En fait, hors grossesse tu n'injectes pas d'insuline, les comprimés et l'alimentation suffisent à maintenir une très bonne Hb ? J'espère que tu auras bien vite une bonne nouvelle, pour nos enfants, on ne peut jurer de rien, on y pense toutes :calin:

    Quand j'ai arrêté les injections il y a 8 ans 1/2, ma diabéto m'a dit que je débutais une lune de miel (période transitoire sans insuline), et qu'elle pouvait durer 6 mois comme 20 ans, elle ne savait pas. Je reprendrai forcément de l'insuline un jour (hors grossesse), mais personne ne sait quand. Ca dépendra de mon petit pancréas... Le plus tard sera le mieux :grimace: !

    Donc je ne sais pas si on peut encore appeler ça une lune de miel... :epaules:

    Ma mère a eu besoin de l'insuline à nouveau vers 40 ans.

    Donc oui, pour l'instant, comprimés + alimentation suffisent pour obtenir une bonne hb (entre 5,6 et 5,8% depuis un an, donc depuis l'arrêt de la pilule, et sous contraceptif, j'avais une hb entre 6,8 et 7,5%).

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    je peux dire que je parle bien estonien et anglais, mais je peut m'exprimer aussi en francais, espagnol, finois et un petit peu en allemand, italien et russe :)

    Alors là, je suis scotchée !

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    Bon voilà je crois que là il faut que je me lance aussi à mon tour sur ces douloureux souvenirs de découverte du did. Un peu comme une thérapie ce soir, où comme bien d'autres soirs depuis 9 ans j'en ai ras le bol de ce p**ta** de did.

    Aout 1999, rien de plus que vous toutes, grosse fatigue, très soif, toujours pipi, amaigrissement (la seule chose que l'on voudrait bien garder!!). Je finisais ma 2ème année de l'école de sage-femme. les études sont trés dures alors forcement avec toutes ses gardes pendant l'été j'été épuisé. je buvais beaucoup car trés chaud, je faisais beaucoup pipi car buvais beaucoup et je maigrissais car je buvais beaucoup. Bref quoi de plus normal. Lorsque je suis enfain en vacances ma mère qui me trouvait très fatiguée et anormanlement amaigrie m'avait emmener en cure de thalasso. je m'endormais sur les trajets en voiture, pendant les soins et sur le trajet du retour. Alors quand même ma mère ne trouvais pas ça trés normale. Mais moi je me disais que c'était psy et qu'il fallait que je me bouge. je suis même partie 2 jours descendre l'Ardèche en canoé avec des copains. 2 jours où il n'y a pas de tél, pas de route qui passe à coté, bref j'aurai bien pu faire un beau coma et tout le monde aurait été bien emmerdé. Retour d'ardèche j'ai encore perdu 2kg, bizarre, cela ne ma fais plus rire et commence un peu à m'inquièter. Mais j'attendrai encore plusieurs jours et la seule chose qui me pousse à consulter mon médecin est le fait que mes règles arrivent au milieu du cycle, débile car dans l'adsolu on sans fou!!! Je parle à mon médecin de ma soif, mon pipi, ma perte de poids...ça n'a pas l'air de l'affoler, ma tension est bonne mais quand même on va faire un bilan de routine.

    Le lendemain matin je fais mon bilan. Vers 16H je vais au labo, on me donne mes résultats sans rien me dire (un comble), sur le chemin du retour je parcours mes résultats et je vois glycémie à jeun 2,60g. J'arrive chez moi (je vis en appart avec mon copain), je m'effondre sur mon lit, ma premier pensée est "je suis diabétique j'aurai un césarienne pour mes accouchements", déformation professionnelle débile. Je tente de joindre mon médecin par tél, lui ne s'inquiète pas "passe me voir demain matin", super toute une nuit à cojiter. Le lendemain en voyant mes résultats il prend contact avec un confrère diabéto qui me reçoit dans l'aprés-midi. C'est un médecin super gloque. Il ne m'adresse pas la parole, regarde mes analyses, m'examine (les pieds surtout???) puis s'assoit derrière son bureau et commence par "vous êtes diabétique vous allez devoir vous piquez le restant de votre vie..." je n'entends rien de la suite, je n'écoute plus d'abord il dit des conneries ce médecin comment il peut savoir avec une seule analyse, il faut refaire d'autres examans. Je pleure tout ce que je peux, heureusement ma mère qui est à coté écoute et pose des questions. Il veut que je rentre à l'hopital ce soir, il en est hors de question. En sortant de là je supplies ma mère de m'emmener dans notre maison de vacances en Cévennes, car je ne crois en rien au discours de ce médecin, j'ai juste besoin de quelques jours de vacances pour me retapper. Ma mère est boulversée, elle me propose d'aller voir un autre diabéto que lui a conseillé ma grand-mère. J'accepte d'avoir un 2éme avis. A 20H on est reçu par cette femme, déjà beaucoup plus humaine. Elle me fait faire pipi, puis un dextro (3,80gr enviton). Puis elle prend le temps de nous expliquer les choses avec des mots beucoup plus encourageants (du style vue les progrés de la médecine vous ne vous piquerai pas toute votre vie. J'attend toujours!!) bref le contact passe mieux et je crois que je me fais à l'idée peu à peu. Elle accepte que je rentre à l'hopital que le lendemain (c'est depuis restée ma diabéto). Le soir je mange chez ma mère, c'est une soirée un peu gloque (ma soeur pleure, ma mère aurait voulu être did à ma place...). En arrivant à l'hopital le lendemain j'avais + de 5gr de glycémie, l'infirmière n'en revenait pas que je sois debout.

    La suite je l'ai toujours assumé. Je parle très peu de ma maladie sauf depuis trés recemment. Je l'ai souvent caché et vécue comme une honte, une tarre. J'ai même du mal à en parler à mon mari quand ça va mal (pourtant c'est toujours le même homme qui était avec moi à l'hôpital), j'en parle tellement peu qu'il me dit que parfois il l'oubli mon did. C'est la première fois que je met les choses à plat. Cette maladie m'a, il est vrai, apporté beaucoup, mais si demain elle partait je ne la regretterai pas une seconde. J'aurai l'impression d'une telle liberté et légèreté!

    Merci pour vos témoignages qui m'ont aussi fait beaucoup de bien.

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    merci pour ton témoignage et pour ce retour vers des moments pas forcément faciles :calin: Comme toi, mon did est mon histoire et j'en parle peu; pas même à mon :amour: mais avec le temps, je finis par mieux l'accepter :epaules: bon courage à toi

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    Annelo, je comprends tres bien dont tu parles.

    Moi aussi je ne voulais pas parler de ma maladie. Et en plus je pensais pendant des annees que je suis une handicapee et que je n'allais jamais trouver qqun qui pouvait m'aimer. J'ai pensee - le monde est plein de femmes saines, alors pourquoi un homme sain devrait-il choisir une femme malade? Heureusement j'ai appris que l'amour n'a rien a voir avec la sante :) L'amour est juste...l'amour :amour:

    Mais bon, je trouve vraiment que ca aide de parler des nos problemes et pour ca cette forum est geniale :calin:

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    Coucou,

    Ca fait des années que je suis diabétique (21 ans cette année), je m'en rappele comme si c'était hier mais je crois que c'est la première fois que je peux mettre ça par écrit alors j'en profite...

    C'était en 1988, je venais d'avoir 9 ans. C'est arrivé pendant les vacances de la Toussaint. J'étais en vacances chez mes grands-parents du côté d'Auxerre. A cette époque là, j'habitais en région parisienne. Ma grand-mère ne m'avait pas vu depuis des mois et dès qu'elle m'a vu, elle a trouvé que j'avais perdu beaucoup de poids...

    Bref, les jours se passent mais quelque chose de bizarre se passait en moi... Il fesait beau donc on jouait souvent dehors mon frère et moi mais moi, je ne bougeais pas trop, pas envie de jouer, pas la force de courrir, bref, quelque chose de bizarre... Je courrai toutes les 5 minutes aux toilettes pour faire pipi et j'avais une tête horrible...

    Un soir, au moment du repas, ma grand-mère avait fait de la soupe, j'en ai pris quelques cuiller mais j'ai tout revaumi... je suis allée m'allonger sur le canapé... ma grand-mère (qui n'est pas du genre à s'inquiéter) commençait à se poser des questions... et là je commençais à perdre pieds... Je n'arrêtais pas de vaumir, vaumir...

    Pour me rafraichir, elle m'a donné du fromage blanc (que j'ai rendu quelques minutes après) et ça n'a fait qu'empirer...

    Du coup, ma grand-mère décide d'appeler le médecin de garde (on est à la campagne). Il est arrivé longtemps après et la 1ère chose qu'il a dit en arrivant "c'est son pantalon à elle qu'elle porte ?"... Oui, la question se posait car en fait, je maigrissais à vu d'oeil... Après osculptation, j'avais une angine carabinée selon lui mais rien de grave... Il m'a donné un sirop à prendre et du repos...

    Les heures passaient mais je n'allais pas mieux, au contraire, ça empirait. Ma grand-mère décide d'appeler mes parents qui se sont de suite inquiétés car connaissant la grand-mère, elle était paniquée et ce n'était pas normal. Mes parents arrivèrent 3 heures après (la route fut longue depuis Paris) et quand ma mère m'a vu, allongée sur le canapé, elle s'est mise à pleurer, je délirai complètement, je lui disais de ne pas s'inquiéter, que je n'allais pas mourir (alors que c'est ce qui était en train de se passer). Mon père n'a pas pris le temps de réfléchir, il m'a mis dans une couverture et me renmena chez nous, à Paris, un bisou à mon p'tit frère (qui n'avait que 5 ans à l'époque et qui ne comprenait rien à ce qui se passait) et hop ! dans la voiture...

    Durant tout le trajet je délirai... c'était un soir de pleine lune, je la vaoyais à travers la fenêtre et je disais à ma mère "c'est beau, je veux y aller...". Ma mère m'a raconté plus tard que j'avais une bouteille d'eau dans les bras que je serrai comme si c'était une poupée que je ne voulais pas lacher...

    Mon père a foncé sur l'autoroute, il a mis moins de 2 heures pour rentrer chez nous. Arrivés à la maison, il appela ma tante (qui était infirmière) qui lui dit de raccrocher de suite et d'appeler le SAMU. Je ne sais pas si ça existe mais ce soir-là, j'avais une bonne étoile au dessus de ma tête car le SAMU passait juste en bas de chez nous...

    Quand ils arrivèrent, la 1ère chose qu'un des médecins dit à mes parents :"est-ce qu'il y a des diabétiques dans la famille ?" mes parents se regardèrent effrayés de surprise en se demandant ce qu'il pouvait bien raconter celui-là... Pour eux, les diabétiques étaient "des personnes obèses" ou "vieilles" et je n'avais rien à voir avec ça...

    Quelques minutes après, j'étais dans l'ambulance... Le médecin essayait de me tenir éveiller mais "je partais".... Je suis tombée dans le coma et je n'en suis sortie que quelques heures plus tard. J'étais en réanimation à l'hôpital de Saint Germainen Laye. Mes parents étaient dans le couloir, ils attendaient... Un médecin est arrivé quelques minutes après pour le dire texto "c'est bon, elle est sauvée, à une heure près, c'était finit". Ma mère s'écroula par terre, mon père était en larme et après avoir repris leurs esprits, ils vinrent me voir dans la chambre pour me faire des calins...

    J'avais déjà repris des couleurs car j'avais la seringue électrique d'insuline qui diffusait en continu...

    Je suis restée une semaine en réa et 3 semaines en pédiatrie. J'ai appris ce qu'était le diabète et comment m'y prendre avec les dextros et les piqures. Je venais d'avoir 9 ans et je venais de faire la connaissance avec mon meilleur ennemi : le diabète.

    Je me rappele de tout, de tous ces détails, des prénoms des médecins, infirmières et autres personnes qui se sont occupés de moi. Je me rappele de tout sauf du visage du médecin du SAMU qui s'occupa de moi ce soir-là car on m'a dit quelques jours après qu'il était venu me voir le lendemain en réa pour savoir si je m'en était sortie mais je ne m'en souviens pas...

    Bref, voilà mon histoire... Ca me poursuit et me poursuivra toute ma vie...

    Mais quand je n'ai pas le moral, je me dit que je suis quand même contente car je suis encore là 20 ans plus tard, que je ne dois pas me plaindre car il y a pire dans la vie que le diabète. C'est une maladie qu'on peut soigner mais qu'on ne peut pas guérir (en tout cas pas pour le moment). Je sais qu'un jour, ILS trouveront comment faire, ils ont déjà fait tellement de progrès en 20 !

    Un peu de patience... pour la future génération :)

    Lylypouss

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    Wow ! J'en ai les larmes aux yeux ! Pfff... Je vais aller boire un verre d'eau ...

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    Wow ! J'en ai les larmes aux yeux ! Pfff... Je vais aller boire un verre d'eau ...

    Coucou Crumble !

    Bah désolée, je ne voulais pas attrister qui que ce soit :sad:

    Eh, la vie est belle alors relax :lalalere:

    Lylypouss

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    Toutes ses découvertes m'ont émue mais comme Caroline (Crumble) là j'ai les larmes aux yeux (et chez moi on ne pourra pas accuser les hormones :clin: ), ça doit me rappeler mon acidocétose en 2001 :larmes: , on est peu de choses :ice:

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    Lylypouss, c'etait vraiment dur et emouvant a lire...c'est etonnant la force d'esprit que tu avais...tu a meme console tes parents en etant presque dans la coma..

    :calin:

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    Pour une fois que j'ai un peu de temps je vous raconte...

    Ma mère était devenue DID 6 mois auparavant , avec le shéma classique , grosse perte de poids inexpliquée , soif intense et grande fatigue.

    Dans mon "malheur" j'ai eu cette chance que ma mère soit passée par là car au moins ça n'a pas trainé chez moi!

    Le jour de mes 8 ans ( je viens donc de fêter mes 25 ans de DID ) ma maman a voulu me tester car depuis quelques jours elle commençait à avoir des doutes...et je ne me rappelle pas du taux mais c'était aux alentours de 2.50

    J'ai donc été prise en chage le jour même dans un hôpital de Nice. Bon pour un anniv il y a mieux comme fête , surtout que la 1 ère nuit j'étais toute seule et même si j'avais un peu compris ce qui se passait , c'était tout de même déstabilisant.

    Le doc qui allait me suivre pendant quelques années avait appris que c'éatit mon anniv et elle m'avait offert un bout de corail , que j'ai toujours gardé.

    Je suis restée à l'hôpital pendant 1 mois , heureusement ma maman a pu rester avec moi tout ce temps là et ça m'a bien aidé à accepter cette hospit et le DID.

    j'ai été sous comprimés les 1ers mois et franchement ce n'était pas dur de vivre avec le dID , je pense que le fait que ma maman suivait le même régime y était pour beaucoup.

    Puis très vite sont venues les inctions avec les petits flacons qui faisaient un drôle de bruit quand ma mamn les roulaient entre ses doigts et oui elle avait son alliance elle alors que moi ça ne faisait pas le même bruit :)

    Ma maladie a été super simple à vivre les 1 ères années , j'étais super sérieuse et ma maman étant très bien équilibrée aussi , on s'en sortait bien.

    Et puis l'adolescence est venue et là , ben la cata , je crois que c'est un passage obligé en fait et mon diabéto de l'époque l'a très bien compris :) .

    Et j'ai énormément négligé mon DID , j'ai toujours fait mes injections mais je mangeais n'importe quoi et voulais vivre comme tout le monde. C'est une très mauvaise période de ma vie mais indispensable pour que je grandisse enfin.

    Puis un déclic est venu il y a aquelques années et de 11 d'hb ( oui c'était la cata!) je suis tranquillement descendue à 8 puis à 7 quand j'ai voulu un bébé.

    Le plus étrange , c'est que c'est ma mère qui a découvert mon diabète et moi j'ai " découvert" celui de mon père 15 ans après...je lui ai fait un dextro car il avait des crampes et il était en hyper.

    Le DID fait partie de ma famille et de moi. Je vis avec , j'ai grandit avec et malgré mes moments de ras le bol , je pense l'avoir bien accepté , c'est mon vieux compagnon :D

    Oh là là j'ai écrit un roman , désole!

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    on a beau être plongé dedans, cela fait toujours bizarre de lire ce genre de témoignage, 8 ans c'est jeune tt de même :calin: une vraie histoire de famille ;)

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    Annelo, Lilypouss, Patapi, vous 3 témoignages sont bouleversants...

    J'en ai la chair de poule...

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    Chose promise, chose due! Attention, ça risque d'être long et bourré de fautes! :red:

    Deuxième trimestre de l'année 2001, je vais bientôt passer mes examens pour mon DEUG. Avec :amour:, on a déjà prévu nos vacances pour début juillet. Et je fais attention à ma ligne pour être belle en maillot de bain! A cette époque, je vis chez ma grand-mère pour mes études. Elle trouve que je bois beaucoup et veux que j'en parle à ma généraliste la prochaine fois que je la vois.

    Juin arrive, j'ai eu mon DEUG et je prends rdv chez ma généraliste une fois revenue chez mes parents. Bizarrement, j'écoute ma grand-mère (oui à 19 ans, on ne voit pas forcément l'intérêt de le faire :mdr: ) et la généraliste me dit ne pas m'inquiéter, que c'est normal, que c'est l'été, et qu'il faut boire. Je sors contente de mon RDV car en plus, elle me passe (enfin!) sous pilule remboursée et je vais économiser 30 euros sur mon petit budget!

    Vendredi 6 juillet, la tente est dans la voiture et nous partons direction la Vendée. Le voyage est bof, je ne me sens pas très bien. Maux de ventre, mais les règles doivent arriver donc je ne panique pas. Avec chéri, on se choisit un super camping avec jacuzzi, sauna, on mets le paquet sur l'équipement, car on ne restera que 10 jours et on veut profiter de nos vacances.

    Samedi 7 juillet, ça ne vas pas vraiment mieux et pour ne pas gâcher les vacances, on décide d'aller voir un médecin sur place. Il m'ausculte, me donne un traitement et me demande de revenir le lundi si ça ne va pas mieux.

    :amour: m'achète un transat pour que je puisse me reposer et le week-end se passe sans amélioration. Chéri doit me porter la nuit jusqu'au sanitaires (qui n'étaient vraiment pas loin) et je vomis sur le chemin...

    Lundi 9 juillet, ça ne passe pas. Nous retournons chez le généraliste qui me fait un courrier et me demande d'aller aux urgences. Arrivée à l'hôpital, je donne mon courrier (je en saurai jamais ce qu'il y avait dedans) et on me fait une batterie d'examens avec prise de sang. Le médecin arrive bien plus tard et me dit "c'est une gastro, rentez chez vous et buvez du coca" sans vraiment jeter un oeil aux résultats d'examens...

    L'après-midi se passe au camping mais je ne bois pas de coca, ça ne me fait pas envie, je préfère de l'eau avec un peu de sirop.

    Mardi 10 juillet, très tôt, Chéri m'a veillée toute la nuit et décide de me ramener à l'hôpital. Mes symptômes ne passent pas et ils trouvent mon pouls trop rapide. Il le prenait alors que je dormais. Moi je ne veux pas, je dis qu'on y était la veille et qu'il faut attendre que le traitement fasse effet. Seulement, je n'ai pas la force de lutter. Nous retournons à l'hôpital et les quelques marches qui m'éloignent de l'entrée des urgences me paraissent insurmontables...

    Je suis prise en charge, chéri doit attendre dans la salle d'attente et moi sur un brancard dans les couloirs. Le temps me semble long et je pense beaucoup à Seb qui doit s'inquiéter. Finalement, un médecin arrive (enfin!) et Seb me rejoint dans une pièce où nous sommes seuls. Je ne sais plus comment le médecin a tourné sa phrase "j'ai quelque chose de grave (ou d'important) à vous annoncer". Là, je me vois morte et quand le diagnostique du diabète tombe, c'est un soulagement. Je ne remercierai jamais assez ce médecin. Je suis certaine que s'il me l'avait annoncé de but en blanc la "sentence" aurait été plus dur à avaler. Là, j'ai relativisé.

    On en profite pour lui dire qu'on était déjà là hier, et qu'on m'avait diagnostiqué une gastro. Le médecin est atterré. Il nous explique que Seb avait très bien réagi, que si on avait attendu, c'était les pompiers qui m'auraient amenés et pas forcément au même étage... Il m'explique aussi que le jour où je voudrai des enfants, ça sera compliqué et qu'il faudra d'abord que je demande l'autorisation à mon diabéto et à mon gynéco avant de demander son avis à mon conjoint!En attendant, contraception obligatoire mais pas ma nouvelle pilule remboursée parce qu'elle n'est pas micro-dosée. Et mer**! Une boîte de pilules prises à la pharmacie que je n'utiliserai jamais.

    On me monte dans une chambre que je partage avec une jeune fille qui a fait une TS, très sympa, et très joviale (aussi étonnant que cela pouvait me paraître). Je suis branchée de partout. Même pas le droit de me lever pour aller aux toilettes. Super! Je décroche le téléphone "allo maman, devine d'où je t'appelle" c'est à peu près la seule chose dont je me souviens de notre conversation. Mes parents hésitent à venir mais font confiance à Seb. Rapidement toute la famille est prévenu et ma mère prend des infos sur la maladie auprès de connaissances du monde médicale. On me donne une brochure qui début par "au début du siècle, cette maladie vous aurait tué". C'est très gai. A la télé, il y a une pub dont le slogan est "le sucre, c'est la vie". Ça nous fait beaucoup rire avec ma voisine de chambre, car la sucre avait failli me tuer. Elle m'appelle "le gruyère". L'équipe médicale est aux petits soins avec moi. Avec le recul, je trouve ça normale, il y avait quand même eu erreur médicale grave au départ...

    Jeudi 12 juillet, ma voisine s'en va et on me met avec une vieille dame qui râle tout le temps et qui réclame du sel à longueur de temps "j'veux du sel, c'est pas bon!". L'horreur.

    Vendredi 13 juillet, j'ai ma chambre à moi toute seule. Je regrette ma première voisine, les soirées sont longues mais Seb vient du matin jusqu'au soir avec moi, sans me quitter, et sans profiter du super camping. Ons 'est acheté des jeux de société. Je rencontre l'endocrino du secteur. J'ai dû mal à le comprendre car il a un fort accent. On va bientôt me débrancher mais on ne m'expliquera pas de traitement ici. Ils vont juste me stabiliser avant de m'envoyer à l'hôpital près de mon domicile où ils feront mon apprentissage. On me descend pour faire une écho et là j'ai peur, le jeune homme qui me fait passer l'examen grimace et finit par me dire qu'il va appeler son supérieur. J'apprends ensuite que c'est un étudiant et qu'il ne trouvait pas ma rate car elle est un peu haute, ouf! Le fond d'oeil est OK.

    Samedi 14 juillet, j'entends le feu d'artifice au loin. Je mange très bien, la nourriture est délicieuse.

    Dimanche 15 juillet, fin des vacances pour Seb qui repart. Le temps me paraît encore plus long; Je suis en pleine forme et chaque matin les aide-soignants qui viennent dans ma chambre pensent que je m'en vais car le lit est fait et je suis lavée et habillée.

    Lundi 16 juillet, je discute beaucoup avec l'étudiante infirmière. Je suis sa bête noir, elle n'arrive pas à me piquer. j'apprends que son mari est hospitalisé, il a bu de l'eau de Javel. J'apprends aussi que je peux faire ma valise, je serai transférée à Reims le lendemain en ambulance.

    Mardi 17 juillet, c'est le transfert. 2 hommes et une femme, rien que pour moi. Oui, je veux être assise et non pas allongée dans l'ambulance, je ne suis pas malade! Le midi, on s'arrête dans un restau-route. Fin de journée, j'arrive à l'hôpital de Reims, ma famille est là, Seb aussi. La chambre est moche par rapport à l'autre hôpital, vétuste. Et la nourriture n'est pas bien bonne. Mais là au moins, j'apprends à faire mes dextros, mes injections. Je suis très motivée et ça va tout seul. je n'ai qu'une hâte, être autonome pour sortir. dur d'être hospitalisée en étant en pleine forme. On me donne un régime équilibré. Je me dis super cette maladie, j'aurai toujours la ligne avec cela! tu parles...

    Une semaine plus tard, c'est la sortie. Enfin! Ma mère me donne une de ses chemises qu'on avait acheté ensemble et que je voulais pour moi à l'origine, je suis ravie! Chose moins drôle, mes parents ne veulent pas que je retourne vivre avec :amour: tout de suite, ils veulent m'avoir à l'oeil. Ça m'exaspère! je me sens régresser, en manque d'autonomie. Ils finissent par m'acheter un frigo et un lave-vaisselle au bout de quelques temps et me permettent de retourner à l'appart.

    Octobre 2001, de retour à la fac, je raconte mes vacances...

    Juillet 2002, premier bilan annuel. Plus 10 Kg sur la balance. Ça me déprime... masi tout va bien niveau HB et sérieux, et pour 2 ans encore.

    Juillet 2004, j'ai mon concours de PE! Je me trouve un appart près de 'lIUFM. L'équilibre en prend un coup, beaucoup de boulot, moins le temps de faire à manger. Je recommence à maigrir.

    Septembre 2005, premier poste dans un CE1/CE2. 1 heure de route chaque jour. Beaucoup de boulot, plus les préparatifs du mariage, plus l'achat de la maison. J'oublie le diabète, et je termine de perdre les fichus kilos pris jusqu'alors.

    Février 2006, Hospitalisation de jour. HB catastrophique, régime alimentaire catastrophique. La diététicienne me crie dessus. Elle dit ne rien pouvoir faire pour moi si je ne conçois pas à faire des efforts en préparant la veille au soir mes repas à emmener au boulot. Je suis en colère. Je décide de ne plus aller à l'hôpital pour ne plus "leur faire perdre leur temps".

    Septembre 2006, un poste près de la maison, mais 5 classes sur la semaine. L'emploi du temps est toujours un peu fou et des problèmes personnelles me font frôler la dépression en décembre.

    Premier semestre 2007, les kilos refont leur apparition. Je grossis sans manger plus. Peut-être est-ce lié à mon morale. J'essaie de faire des efforts pour ma santé. L'envie de bébé commence à me titiller. Mon médecin m'assure qu'avec un poste fixe, j'aurai un meilleur équilibre. Je fais un courrier dans ce sens à l'inspection académique avec certificat médical.

    Août 2007, voyage au Canada. Et c'est décidé, nous aurons des enfants. Reprise en main et poste à l'année à côté de la maison. L'Hb descend tout doucement, en opposition avec le poids sur la balance...

    Septembre 2008, je repèse mes aliments.

    Octobre 2008, je retrouve mon diabéto et je trouve le forum :)

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    Auxanne, j'aime ton témoignage. On est devenues diabétiques au même âge.

    Je trouve qu'on lit entre les lignes l'amour que ton conjoint te porte, c'est beau à lire.

    On lit aussi un truc dont je suis convaincue : les diététiciennes agréables et psychologues sont rares, rarissimes même.

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    Auxanne, j'aime ton témoignage. On est devenues diabétiques au même âge.

    Je trouve qu'on lit entre les lignes l'amour que ton conjoint te porte, c'est beau à lire.

    On lit aussi un truc dont je suis convaincue : les diététiciennes agréables et psychologues sont rares, rarissimes même.

    :) Beaucoup de gens me disent que son attitude était une sacrée preuve d'amour (le fait qu'il ait passé ses journées avec moi au lieu de profiter du camping) mais j'aurai fait pareil, donc c'est moins flagrant pour moi :red:

    en tout cas ça nous fait 2 points communs maintenant Kao, le même âge à la découverte et la même DDR pour notre crevette!

    Et pour la diet... on ne se fâche plus maintenant, vu que mon régime est irréprochable... :comment:

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    Quand je vous lis, je me dis qu'est-ce qu'il y a comme diabétique de type 1 dans l'est de la France! Que ce soit Champagne, Lorraine ou Alsace il y en a beaucoup proportionnellement (Tchernobyl?) . J'y ai habité et même par hasard je croisais des type 1. En tout cas, cela explique surement la qualité des différents services en terme de suivi de type 1. Des références bien souvent.

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    Quand je vous lis, je me dis qu'est-ce qu'il y a comme diabétique de type 1 dans l'est de la France! Que ce soit Champagne, Lorraine ou Alsace il y en a beaucoup proportionnellement (Tchernobyl?) . J'y ai habité et même par hasard je croisais des type 1. En tout cas, cela explique surement la qualité des différents services en terme de suivi de type 1. Des références bien souvent.

    C'est l'explication qu'on m'a donnée à l''époque, le nuage. Soit dit en passant, je me suis jamais dit que j'habitais l'Est en fait!

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    Soit dit en passant, je me suis jamais dit que j'habitais l'Est en fait!

    Tu n'étais pas à Reims à ce moment là?

    Pour ma part rien à voir, j'étais dans la ville la plus venteuse de France à l'époque dans l'une des rares régions françaises épargnées grâce au vent d'Ouest. Par contre j'ai un cousin qui habitait Strasbourg à cette époque. Il a eu de gros problèmes de thyroïde (non auto-immun) il y a qq années...

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    Pour les pb thyroïdiens, c'est mieux connu et vers chez moi il y en a effectivement énormément. Mais les maladies auto-immunes comme le DID c'est une notion que je ne connaissais pas et qui m'intéresse. Tu as des refs d'articles qui emettent cette hypothèse ?

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    Tu n'étais pas à Reims à ce moment là?

    A l'hôpital, sinon c'était l'Aisne. Oui je sais, c'est le département limitrophe! Mais quand on est en Picardie, on se sent plus de Nord que de l'Est. Puis étant née dans le Nord... Enfin ce n'est pas vraiment le sujet!

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    Pour les pb thyroïdiens, c'est mieux connu et vers chez moi il y en a effectivement énormément. Mais les maladies auto-immunes comme le DID c'est une notion que je ne connaissais pas et qui m'intéresse. Tu as des refs d'articles qui emettent cette hypothèse ?

    Non pas de référence sous la main. Je me rappelle avoir lu il y a 1 ou 2 ans un article en anglais qui se posait la question sur l'augmentation de maladies-autoimmunes dans certains pays. Cette hypothèse était mentionnée parmi d'autres sans aucune confirmation. En repensant à l'Est de la France, ça m'avait marqué.

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    Quand je vous lis, je me dis qu'est-ce qu'il y a comme diabétique de type 1 dans l'est de la France! Que ce soit Champagne, Lorraine ou Alsace il y en a beaucoup proportionnellement (Tchernobyl?) . J'y ai habité et même par hasard je croisais des type 1. En tout cas, cela explique surement la qualité des différents services en terme de suivi de type 1. Des références bien souvent.

    Une de plus pour le DID et les prob de thyroïde, puisque je suis originaire des Vosges, même si j'étais déjà dans le sud quand mon diabète a été découvert, j'y ai vécu jusqu'à l'âge de 20 ans (partie en 1988 donc après Tchernobyl).

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