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Ma fille did lâche son traitement


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bonjour à toutes (et tous?)

ma fille a 17 ans. Son did a été découvert il y a 1 an et demi; la première année , elle a bien géré glycémies et injections; mais depuis plusieurs mois, elle lâche de plus en plus... Elle vient d'annuler son RV chez la diabétologue. Depuis le mois d'août elle ne fait plus de glycémie, elle injecte la lantus (je pense) et la rapide avec des doses au hasard Je suis allée la chercher à l'infirmerie de son lycée il y a 15 jours, alertée par l'infirmière, elle avait une glycémie à 6g l'après-midi.

J'ai un bon contact avec elle, nous parlons, je veux la soutenir pour qu'elle reprenne mais sur ce sujet elle me dit que je ne peux rien faire...

Elle me dit que sa vie et sa santé ne regardent qu'elle, elle ne se projette pas du tout dans l'avenir.

Nous sommes toujours restés positifs, nous l'avons entourée, ses parents, ses grands frères , ses amies, mais là, je ne sais comment m'y prendre...C'est comme si j'avais une très lourde pierre sur le coeur.

j'ai seulement réussi à la convaincre de me laisser reprendre RV chez la diabéto pour début novembre.

merci de m'avoir lue, avez-vous des conseils, des idées la-dessus?

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Guest Anonymous

:coucou: Merveil

17 ans, c'est l'âge auquel je suis devenue diabétique.

J'ai toujours géré seule, mes hb ont toujours avoisiné les 9%, je ne pensais pas à l'avenir non plus, je me comportais comme ta fille vis-à-vis de ma maladie, c'est l'âge qui veut ça et le fait je pense qu'à cet âge là, on ne veut surtout pas être différent des copains. Aujourd'hui, je me rends compte que ma maman piaffait dans son coin et je lui suis très très reconnaissante de n'être pas intervenue. Le diabète était un sujet tabou, je ne voulais pas en parler (je n'en parle que depuis 3 ans).

Ce n'est que lorsque j'ai voulu avoir des enfants que je me suis prise en main.

Je n'ai aucune complication à l'heure actuelle, j'ai 32 ans, 15 ans de diabète derrière moi, 3 enfants en pleine forme.

Voilà, c'est juste pour te dire de laisser ta fille faire sa vie. Si elle est raisonnable par ailleurs et qu'elle continue à s'injecter de l'insuline c'est l'essentiel. On m'avait dit que tous les jeunes diabétiques arrêtaient l'insuline qq jours dans leur vie, que c'était normal. Moi, ça ne m'est jamais arrivé alors je m'estimais limite bonne élève :grat: ! Bref, je ne suis pas fière de ce que j'ai fait mais je ne regrette rien, c'était ma façon de vivre à ce moment là et j'aurais très très mal vécu si qqn me poussait derrière, ayant tendance à faire l'inverse de ce qu'on me dit ....

Qq conseils pour finir, si tu le veux bien :

- il est essentiel que ta fille trouve un diabéto qui soit sympa. J'en ai écumé bcp (et ceux qui veulent te faire avoir une vie de mamie quand tu as 17 ans, je les haïssais et disais oui oui en attendant que le rdv passe, me rebellant encore plus ensuite, contre ma maladie, donc contre moi-même, en faisant encore plus n'importe quoi :epaules: ) , avant de trouver qqn qui ne me jugeait pas, qui m'écoutait, chez lequel je n'allais pas à reculons, et dont la seule recommandation a été : le jour où tu voudras un enfant, faudra le prévoir. Je lui suis extrêmement reconnaissante de m'avoir mise en garde de la sorte, même si ça m'a semblé vraiment superflu à l'époque, c'est resté gravé et c'est indispensable que ta fille soit au courant de ça. On parlait diabète (mais surtout autre chose), ça me saoûlait mais au moins, j'y allais. Je ne changeais rien à mon comportement mais j'avais un "suivi" quand même avec des prises de sang.

- j'ai appris très récemment que ma mère avait pris un rdv auprès de ce diabéto, sans me le dire, car elle s'inquiétait bcp. Il l'a rassurée sur le fait que mon comportement était 'normal' vu mon âge, que je ne me mettais pas vraiment en danger puisque je continuais l'insuline, et que la maturité aidant, ça allait aller mieux. Il a eu 100% raison.... et heureusement que je n'ai appris ça que récemment, j'aurais été folle de rage contre ma mère sinon ... mais là, j'ai trouvé ça plutôt attendrissant.. puisque j'étais moi-même devenue maman entre temps :) .

Bon courage, ce que tu vis doit être très très lourd mais ... fais confiance à ta fille et laisse la vivre sa vie ... même si ça doit être vraiment terrible en tant que maman de regarder silencieusement la gestion chaotique du diabète de son enfant, cette mise en danger de sa santé. Ton "silence" inquiet (car l'inquiétude de la maman reste perceptible malgré tout) est de l'amour :amour: ... tout simplement.

Bon courage :calin:

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Bonsoir,

Je suis diabétique depuis l'âge de 6-7ans mais sans insuline, juste avec un équilibre alimentaire (pour l'instant celà suffit...).

Il y a des moments où on craque :miam: plus que d'autres (même en étant adulte d'ailleurs!).

Ma fille est également diabétique comme moi et elle a 4 ans. Elle aussi par exemple en a marre de ne pas pouvoir manger comme les autres enfants (surtout la barbe à papa). A des moments je lache un peu, et je lui autorise des extras et je ratrappe par d'autres choses (plus de légumes...). C'est sur elle n' a que 4 ans...

Je ne peux que te dire bon courage, et patience... Les conseils de Magali te seront utiles et j'en prends note des aujourd'hui pour ma fille.

Merci Magali et bon courage Merveil

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:coucou: Merveil et bienvenue !

Comme Magali, mon did a été découvert à l'adolescence, quand j'avais 15 ans. Mes parents, pourtant proches, n'ont jamais interféré dans la gestion de ma maladie et tout comme Magali, je leur en suis très reconnaissante : à cette âge, on a envie d'indépendance, c'est important. Malgré ça, ça ne m'a pas empêché de dénigrer mon état et de faire un peu n'importe quoi. Je crois qu'il y a un long chemin jusqu'à ce qu'on accepte (si on peut parler d'acceptation) sa maladie. J'ai toujours refusé les stages ou colo où j'aurais pu être en contact avec d'autres did (j'aurais eu l'impression d'être "did anonyme"...!). Et puis, on grandit, on finit par faire avec. MAis tout ce chemin, ta fille doit/ne fera que seule. C'est un travail sur elle même. Le seul conseil que je pourrai te donner c'est "sois là, sans être là"....encore un grand paradoxe du did :clin:

Je te souhaite du courage et des :calin:

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merci caroline pour ton soutien,

merci magali pour ta longue réponse et tes conseils...qui, je suis sûre, vont mûrir en moi.

Tu as à la fois le vécu de ma fille avec le did pour "compagnon", et le souci d'une maman pour ses enfants.

La maturité et la réalisation de ses désirs redonnent envie de préserver son avenir ...oui je pense qu'il est plus facile de gérer quand on a un projet de vie (professionnel, familial...)..Elle n'est qu'en terminale, elle se cherche, je suis consciente que ce n'est pas le bel âge... mais si je pouvais trouver un moyen éviter ces quelques mois ou quelques années(??) de "mauvais traitements", ce serait vraiment bien.

D'après ma fille, la diabéto est sympathique, mais elle en a assez d'entendre toujours les mêmes choses. J'ai quand-même réussi à avoir l'accord de ma fille pour reprendre RV (elle avait annulé le dernier RV une semaine avant sans me le dire). Mais quand j'ai eu la diabéto au tel, elle m'a redit: " je parlerai avec elle, mais moi, ce ne peut être que ponctuel, et que pour les glycémies... Il faut que votre fille prenne rv avec un psy qui a l'habitude du diabète". Et comme je lui répondais que à 17 ans, je ne pouvais forcer ma fille qui pour le moment n'en a pas envie, elle m'a dit:"mais votre fille va mal" et "elle est dans le déni"...Ces mots pèsent lourd sur ma confiance,mon optimisme...

En contrepartie, je lis tes mots, et je sais bien qu'il faut avoir confiance en ses enfants, car on leur donne ainsi confiance en eux et en la vie...

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:coucou:

magali a tout dit!

je suis diabetique depuis mes 12ans et comme ta fille au debut je suivait bien tout mais apres j'ai "laché"

je ne remercierais jamais assez mes parents de ne pas s'en etre melés , maintenant que je suis maman je me rends compte que ca n'avait pas du etre evident pour eux!

le point positif c'est qu'elle trouve que sa diabeto est gentille et qu'elle veuille bien reprendre rdv...

patience dans quelques temps elle trouvera sa voie et tout rentrera dans l'ordre (plus facile a dire qu'a faire mais courage :calin: )

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Salut,

je suis did depuis l'âge de dix ans 1/2 soit depuis 21 ans. Au début, j'étais très docile et suivais à fond mon traitement, avec l'aide de ma maman. Puis avec l'adolescence, ma maman m'a un peu laché, et j'ai commencé à suivre ça de moins près. Je pense que l'essentiel, même si les glycémies ne sont pas faites, c'est d'injecter l'insuline régulièrement. C'est vraiment le principal. Je suis comme Magali, je n'ai pas d'effets secondaires de mon did, même après deux grossesses qui se sont bien passées. Et aujourd'hui je suis beaucoup plus sérieuse et équilibrée.

Surtout, ne braque pas ta fille, ce serait bien le pire pour la suite de sa vie avec son diabète. Parce que tu t'inquiètes, et c'est normal, mais pense qu'elle en a encore pour plus de cinquante ans avec ce truc, alors on n'est pas non plus à deux ou trois ans près de surveillance intensive !

Tu peux discuter avec ta fille, lui poser des limites (du style : je te fous la paix mais tu ne sautes jamais une piqure, après tout, tu es sa maman et tu as encore l'autorité parentale, même si elle grandit), mais j'ai peur que ton pouvoir soit limité. Elle a surement besoin d'en passer par là pour accepter son did. A-t-elle une pompe ? Veut-elle en avoir une ? Moi, ça m'avait beaucoup aidée dans le sens où je me sentais plus autonome (ma maman, qui avait suivi la semaine d'éducation aux piqures quand j'avais 10 ans n'a pas suivi la semaine d'éducation pompe de mes 15 ans), et plus libre de mes horaires, en particulier chez les copains ou en boite ou en sortie.

Et surtout, ne t'affoles pas. Un did mal équilibré pendant quelques mois n'a rien à voir avec un did mal équilibré toute la vie. Un argument qui peut peut-être porter à cet âge : tu pourras faire plus facile ce que tu veux comme sport et sorties avec tes potes et ce sera plus discret si ton did est mieux équilibré ...

:calin:

Courage, c'est pas facile d'être maman d'une ado did, quand je vois par où j'ai fait passer ma mère ... :fou:

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En relisant ton message, je trouve que la diabéto y va fort quand même : 'votre fille va mal, elle est dans le déni'. Ou alors elle n'a pas l'habitude des ados, ou alors les autres ados lui mentent mieux ...

Franchement, je connais pas un seul ado did qui passe pas par un moment de deni, et on est quand même tous passés par là sans dépression, sans violence et sans trop de conséquences. L'adolescence c'est pas un moment facile, et avec un did c'est pire, alors faut pas exagérer, y a une différence entre la rebellion normale de l'adolescence et la dépression ! Je trouve la diabéto très dure avec toi, ou alors elle ne se rend pas compte de ses mots.

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Bonjour,

Je rejoins tout à fait Socaraibe : l'essentiel à court terme et de limiter les dégâts, c'est à dire s'injecter de l'insuline.

C'est peut être un peu minimaliste ou défaitiste mais c'est ainsi que je vois les choses au regard de ce que j'ai vécu moi. Je suis did depuis l'age de 11 ans. J'ai toujours géré seule aussi ( :epaules: ) et évidemment ça a vite dérapé. Entre 13 ans et 25 ans j'ai fait ... comme ta fille. Je ne faisais pas de glycémies ou très peu, je connaissais parfaitement les risques mais le déni était plus fort. Je ne parvenais pas non plus à me projeter dans l'avenir, sauf quand il s'agissait de s'investir dans mes études. Je ne voulais pas montrer que j'étais did et par ailleurs je ne voulais surtout pas me retrouver à l'hôpital donc je n'ai jamais raté une seule injection. Résultat : après plus de 10 ans passés entre 8 et 10 % d'HbA1C, j'ai eu une sorte de déclic et petit à petit je me suis reprise en main, toute seule puis avec l'aide de qq amis diabétiques. Ce déclic a eu lieu notamment après un petit échec professionnel qui a remis en cause pas mal de choses. Maintenant je suis enceinte et les glycémies sont bonnes : il y a ne serait ce que 5 ans je n'y aurai pas cru.

Pour ta fille : peut être n'accepte t elle pas son diabète, ne veut elle pas le montrer. Ou alors, elle pense que son diabète va entraver ces projets et pour se protéger ignore son diabète. Cette situation est loin d'être simple et peut être longue résoudre. J'imagine la souffrance d'une maman qui voit ainsi sa fille ne pas prendre soin d'elle.

Une chose est sûre et on est plusieurs sur ce forum pour en témoigner : à un moment on se reprends en main ... et on parvient à faire de beaux bébés !

Je suis désolée si j'ai été un peu confuse : je le suis toujours quand je réponds à ce genre de témoignage car ça me secoue toujours

Bon courage

Leelette

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Guest Anonymous

Comme Socaraibe, je trouve la diabéto très dure. Elle veut sans doute le meilleur pour ta fille, comme toi, et c'est bien logique. Le déni, ça a été un passage obligé qui a duré de nombreuses années pour moi, comme pour leelette et les autres filles qui ont témoigné ... Et je suis très consciente de la chance que j'ai eue de trouver un diabéto qui ne m'ait pas parlé d'acceptation de la maladie ou d'hb, etc ... J'avais épuisé ceux du CHU avant de trouver la perle rare dans un cabinet en ville.

Je pense que l'essentiel, même si les glycémies ne sont pas faites, c'est d'injecter l'insuline régulièrement.

Surtout, ne braque pas ta fille,

Tu peux discuter avec ta fille, lui poser des limites (du style : je te fous la paix mais tu ne sautes jamais une piqure, après tout, tu es sa maman et tu as encore l'autorité parentale, même si elle grandit), mais j'ai peur que ton pouvoir soit limité. Elle a surement besoin d'en passer par là pour accepter son did.

Je suis à 100% ok avec ce qu'a dit Socaraibe, je trouve le "deal" très très judicieux, il pourra te rassurer et rassurer ta fille de son côté.

Vraiment bon courage, je pense parfois que mes enfants ont un risque de devenir DID un jour et que même si je suis passée par là, ce sera terrible d'accepter de les laisser mal se soigner si tel est leur chemin. Mais je le répète, ce n'est pas de l'indifférence, c'est un mal pour un bien pour la construction de la vie future et surtout pour les relations mère-enfant futures :epaules:

Plein de pensées Merveil :calin:

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:coucou: Merveil! Cela doit être très difficile à vivre, en effet, j'imagine l'angoisse lorsqu'il faut aller chercher sa fille à l'infirmerie.

Je ne suis par chance devenue diabétique que bien après l'adolescence, alors je ne peux qu'imaginer ce que ta fille vit. Comme l'on dit les filles ci-dessus, il semble bien normal qu'elle passe par une phase de déni. Moi en tant que mère, je me dis que ça me rongerait quand même, c'est normal. Peut-être que je lui dirais quelque chose comme "non, ta santé et ta vie ne regardent pas que toi car tu n'es pas seule et s'il t'arrive quelque chose de mal ou de bien, cela nous touche, mais il est clair que c'est à toi de te prendre en charge. C'est toi qui a ce diabète et qui en ressent les effets, donc c'est à toi d'utiliser les moyens que tu as sous la main pour mettre ta maladie sous contrôle." lui proposer de la laisser tranquille pour gérer son diabète, mais lui expliquer que même si elle ne se projette pas dans l'avenir, les conséquences de ses actes vont être ressenties à un moment ou à un autre (et même rapidement pour les hyper et les hypos). Et bien sûr l'assurer qu'en cas de besoin tu es là pour la soutenir. Mais cela dit je n'ai pas l'habitude de parler aux ados (quoique à 17 ans il me semble que les filles sont presque dehors de cette période non?) et je ne suis pas l'une d'entre vous.

Lui as-tu demandé ce qu'elle trouve de plus contraignant dans sa maladie? Il y a peut-être un moyen d'adapter le traitement pour que cela colle plus à sa façon de vivre? Si par exemple elle ne supporte pas de devoir faire des injections aux repas devant ses amis, de se priver d'une collation, une pompe peut être un mieux (car cela permet de manger un peu quand on veut et on peut la cacher tant qu'on ne va pas à la piscine). Est-ce qu'elle pratique l'ITF (peut manger la quantité de glucides désiré et adapter l'injection d'insuline) ou lui a-t-on prescrit des repas fixes? A voir éventuellement avec la diabéto si celle-ci est ouverte à des changements de protocole, sinon elle peut toujours voir un autre diabéto. Et a-t-elle la possibilité de rencontrer d'autres jeunes diabétiques? Elle pourrait partager ce qui lui pèse sur le coeur avec des gens qui savent exactement de quoi elle parle et en plus partager des petits trucs pour mieux vivre cette période (un peu comme nous mamans diabétiques sur ce forum :) )

Bon courage à vous deux!

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merci petirubis, socaraibe, Leelette, Magali, Alice 59

je vous lis et vous relis attentivement.

Et je vois que vraiment , tout votre vécu vous amène à me conseiller toutes dans le même sens.Vous vous rappelez votre parcours, et en même temps, je vois bien que vous comprenez les inquiétudes des mamans...

Pour la pompe, ma fille ne souhaite pas du tout pour le moment; elle veut garder l'image de son corps sans appareil extérieur.(moi, je vois bien les avantages de la pompe, mais de toutes façons, comme il faut bien surveiller les glycémies et que ce n'est pas du tout le cas en ce moment...) Elle est très au courant car l'année dernière alors qu'elle cherchait un sujet de TPE, je lui ai suggéré les moyens de traitement du diabète et elle a fait cela avec 2 amies.(le premier choc était passé,et bien assumé 10 mois plus tard, il me semblait utile qu'elle ait tous les éléments de connaissance pour gérer au mieux...). Je suis sûre que quand elle aura une relation amoureuse avec quelqu'un qui l'appréciera et l'acceptera telle qu'elle est, ce sera plus facile pour la pompe.

quand à la diabéto, elle est jeune, elle attend un enfant, n' a pas d'ado à la maison..., et n'a pas non plus votre vécu....Je voudrais que ça se passe bien avec elle car c'est un bon hôpital, ça me paraît bien d'y rester. Mais grâce à vous toutes, je vois mieux comment soutenir ma fille, si la diabéto est un peu dure, momentanément...

je retiens encore l'idée que l'important c'est qu'elle fasse les injections d'insuline. Les deux dernières nuits elle a eu beaucoup de crampes, elle a souvent des cernes sous les yeux,je pense ce c'est à cause des hyper..

merci à toutes , je fais un essai de smiley posting.php?mode=reply&f=42&t=1685#

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Merveil,

Je n'ai pas eu le vécu de ta fille car je suis tombée malade à l'age de 23 ans, et donc je ne peux vraiment t'aider sur ce coup là, (même si j'ai souvent des périodes de raz-le-bol avec cette maladie) mais je pense que les conseils des autres filles du forum sont précieux.

J'ai été hospitalisé recemment dans un hôpital très branché sur la pompe, pour une pose de pompe justement...Le personnel soignant m'a plusieurs fois dit qu'il arrivait souvent que des enfants avec une pompe repassent aux injections pendant l'adolescence, (souvent pour quelques années avec repassage à la pompe après), en effet, les ados rejettent souvent la pompe qui leur rappelle trop qu'ils sont un peu "différents" des autres, et à cet age là, c'est très important...

Par rapport à la relation patient-diabéto, je suis la première à te dire que c'est primordial...(je recherche toujours le diabéto qui me sera idéal...)

En tant que maman je comprends bien tes angoisses, ton envie que ta fille se gère au mieux, et j'espère que les récits des autres mamans du forum t'auront aidé à relativiser un peu...

Bon courage

:calin:

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bjr à toutes

merci de toutes vos réponses

elle a été très bien prise en charge à l'hôpital,tout le personnel a été très positif porteur, encourageant... elle a l'ITF (par contre on ne lui a pas fait peser ses glucides ou autres, sans doute pour alléger le protocole, ce devait être à l'essai je pense...elle devait évaluer ce qu'elle mangeait, faire la rapide en fonction, et contrôler avec une PP). C'est pour cela que j'aimerais qu'elle reste avec une diabéto de l'hôpital. (sa diabéto va prendre un congé de maternité, donc c'est l'occasion aussi de voir qqn d'autre...)

17 ans, adolescence? oui, car quand cela lui est arrivé, à 15 ans,elle est allée en service adulte,et a fait face pour comprendre vite le traitement, mais moi j'ai retrouvé une toute petite jeune fille à accompagner affectivement et psychologiquement, à écouter, à consoler, à encourager, à admirer, et à dorloter...nous avons été très proches pendant cette année...

Ce qu'elle trouve de plus contraignant dans le did? je crois que en ce moment, elle ne veut tout simplement pas donner de place au diabète dans sa vie...(en même temps, elle n'oublie pas car elle m'a dit il y a qqes temps qu'elle y pensait chaque heure de cours ( comment se sent-elle? ...hypo? ...rester en cours ou infirmerie?...))

Quand à venir sur un forum, j'ai beaucoup lu et apppris sur le forum doctissimo, et je lui ai proposé qu'elle y mette un post, car elle aurait pu être encouragée et soutenue, mais elle ne souhaite pas pour le moment; c'est d'ailleurs un peu pour ça que je suis venue sur votre forum, pour lui laisser doctissimo si elle voulait (elle est très loin du désir d'avoir des enfants...)

voilà...

en fait grâce à vous toutes, je me sens beaucoup plus sereine, je vois qu'il y peut y avoir des moments où ça va moins bien à l'adolescence et des moments où on reprend, et à la maison aussi la tension (présente depuis que nous nous sommes aperçus qu'elle n'avait pas fait de contrôle de glycémie depuis août et qu'elle avait annulé son RV diabéto) est retombée (père moins inquiet car je lui ai fait lire un peu vos réponses). Et hier, elle a été d'elle-même racheter de l'insuline à la pharmacie. :)

:) à vous toutes

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en fait grâce à vous toutes, je me sens beaucoup plus sereine, je vois qu'il y peut y avoir des moments où ça va moins bien à l'adolescence et des moments où on reprend, et à la maison aussi la tension (présente depuis que nous nous sommes aperçus qu'elle n'avait pas fait de contrôle de glycémie depuis août et qu'elle avait annulé son RV diabéto) est retombée (père moins inquiet car je lui ai fait lire un peu vos réponses). Et hier, elle a été d'elle-même racheter de l'insuline à la pharmacie. :)

C'est chouette :) que vous ayez fait retomber la pression. Ta fille a sans doute besoin de ça pour avancer.

Bon courage à tous les 3 :coucou:

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C'est bien que la tension soit retombée, tant mieux pour toute la famille. Pour les contrôles de glycémie, un truc qui aide un peu à relativiser c'est de se souvenir qu'il y a 30 ans en arrière, les diabétiques n'avaient pas de lecteur de glycémie, donc pas de moyen d'ajuster le traitement en fonction des glycémies, et le traitement fonctionnait quand même, même si la gestion était plus difficile.

17 ans, adolescence? oui, car quand cela lui est arrivé, à 15 ans,elle est allée en service adulte,et a fait face pour comprendre vite le traitement, mais moi j'ai retrouvé une toute petite jeune fille à accompagner affectivement et psychologiquement, à écouter, à consoler, à encourager, à admirer, et à dorloter...nous avons été très proches pendant cette année...

Euh moi j'avais 30 ans... le choc de la nouvelle, l'état de santé dans lequel je m'étais retrouvée faisait que j'étais complètement perdue, je me raccrochais à ce que je connaissais...qu'est-ce que j'ai pleuré dans les bras de ma maman quand elle venait me trouver à l'hôpital :rose:

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C'est l'avantage d'avoir découvert le did à 10 ans : je ne me rendais tellement pas compte que je n'ai pas pleuré. Enfin, si, mais parce que je devais rater une semaine de cours (en 6°) et que j'avais peur de rater mon bac :fou::blonde: !

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Euh moi j'avais 30 ans... le choc de la nouvelle, l'état de santé dans lequel je m'étais retrouvée faisait que j'étais complètement perdue, je me raccrochais à ce que je connaissais...qu'est-ce que j'ai pleuré dans les bras de ma maman quand elle venait me trouver à l'hôpital :rose:
J'en avais 28 et j'avais envie de hurler quand ma mère et ma grand-mère pleuraient au téléphone, je me trouvais bien mieux après la découverte, qu'avant, au lieu de ça, je devais les rassurer... inversion des rôles...

Merveil, merci d'être venue, que de riches échanges, on attendra des nouvelles ! :)

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C'est l'avantage d'avoir découvert le did à 10 ans : je ne me rendais tellement pas compte que je n'ai pas pleuré. Enfin, si, mais parce que je devais rater une semaine de cours (en 6°) et que j'avais peur de rater mon bac :fou::blonde: !

:mdr: tout pareil !

Je n'ai pas du tout pleuré : je me demande jusqu'à quel point 'est normal même. Par contre j'étais bien contente de me sentir mieux.

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bonjour Magali, petirubis, socaraibe, Leelette, Alice 59, caroline Emilie,Isabelle, Dawn, chatbiscotte

vous m'avez permis de faire un petit bout de chemin... :)

des nouvelles, pourquoi pas, un peu plus tard, là je pars pendant les vacances

certaines d'entre vous ont des petits bouts de choux trop mignons (je vois qqes photos), je vous souhaite à toutes plein de bonnes choses ...

bises :)

merveil

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  • 1 month later...

bonjour à toutes,

vous m'aviez gentiment proposé de donner des nouvelles...

17 ans , ce n'est vraiment pas le meilleur âge pour prendre sa vie en main...

j'avais réussi à avoir l'accord de ma fille pour un autre RV avec la diabéto, qui a eu lieu en novembre; j'ai seulement entrevu la diabéto après, l'HbA1 était épouvantable, comme avt la découverte, :( ((( (13!). J'ai beaucoup de mal à en parler...

Depuis je ne sais pas, elle a repris les injections...Mais je ne sais pas avec quel sérieux...Je lui vois encore des cernes sous les yeux. Elle nous éconduit quand nous essayons de l'aider. Elle part parfois ostensiblement avec lecteur et insuline dans son sac , ce que je traduis bien par: "ne vous en occupez pas!".

Voilà, cette phase de lâchage est bien, bien longue...

prenez bien soin de vous, :)

bises

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Guest Anonymous

Merci d'être passée Merveil.

Je te souhaite bcp de courage et de patience.

Ma maman est venue lire ce post, voulait te répondre mais n'avait au fond rien de plus à dire que nous, anciennes ados DID, qui sommes devenues des mamans depuis.

N'hésite pas à passer de temps en temps.

Des tonnes de courage, ce que tu vis n'est pas facile :bisou:

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  • 9 months later...

Bonjour Merveil et à tous

Je viens de lire ton post zet je crois quec'est exactement ce que ma mère a vécu avec moi à cet age... impossible de controler, impossible de forcer, impossible d'accuser, de punir...

Moi j'ai trouvé personne pour m'aider à cet age, il faut dire que je refusais toute aide mais peut etre que si les foums avaient existé y'a dix ans ca aurait été différent. C'est une idée. il faut qu'elle communique, qu'elle accepte son traitement.

J'espère que ce n'était qu'une crise passagère et que ca va mieux.

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